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samedi 29 août 2020

La (méchante) Petite Sirène

Illustration de Alec Sorensen.

En rédigeant mon article consacré à Electric Bastionland, j'ai découvert, ici, l'illustration d'Alec Sorensen qui ouvre ce post.
En plus de la trouver très belle cette illustration, elle m'a fait penser au Danemark de Rifts. Parce que La Petite Sirène est un conte danois, de Hans Christian Andersen. Parce que des sirènes j'en avais mis un certain nombre dans mon background danois. Et qu'elles avaient l'air aussi fréquentables que celle de l'illustration d'Alec Sorensen. Un exemple ici mais allez fouiller ma rubrique danoise et vous en trouverez d'autres.

Et comme mon background perso pour Rifts je le recycle dans (mon univers bazarpunk maison) Falling Sky, il y a des sirènes dans les eaux danoises de la Terre du Verseau. Des méchantes sirènes, du genre "anthropophage". Elles servent certainement la (très méchante) Sorcière des mers qui leur fournit les philtres leur permettant de se faire passer pour des humaines. Ceci afin d'appâter des mâles innocents (mais luxurieux) dans les eaux froides de la Baltique et de la mer du Nord pour mieux les dévorer ensuite. Et peut-être même que certaines ont la gueule de celle peinte par Alec Sorensen. Allez savoir...

Tiens, ça me rappelle le tome n°1 de la BD Sales Petits Contes, qui rassemblait plusieurs contes d'Andersen illustrés par différents auteur·es francophones. La Petite Sirène y était revue et corrigée par Claire Wendling et, que ce soit au niveau du dessin ou celui de l'écriture, c'était de la très bonne came. Et une bonne inspiration pour mes sirènes danoises. Mais je ne suis pas objectif : j'adore le style de Claire Wendling.

Extrait de Sales Petits Contes. Par Claire Wendling.

vendredi 28 août 2020

Arrivage de colis: Electric Bastionland

Illustration de Alec Sorensen.
Un arrivage de colis qui commence à dater puisque j'ai reçu Electric Bastionland à la fin du (premier ?) Confinement. J'avais late pledgé (post-foulancé ?) le machin très peu de temps après avoir découvert le blog de Chris McDowall. J'avais bien vu passer le foulancement initial quelques mois auparavant mais j'avais été rebuté par le côté très étrange du monde et j'avais passé mon tour dans un premier temps. 

Electric Bastionland est la suite de Into the Odd. La suite chronologique puisque Bastion — la cité centrale de l'univers de jeu — a découvert l'électricité (dans Into the Odd, elle tournait à peine au charbon). D'où le nom du jeu. Un saut dans le Futur assez marqué puisque l'on trouve dorénavant dans Bastion des machines technologiques hyper-avancées, des prodiges biologiques et génétiques, des extra-terrestres... Et le confort moderne (mais pas pour tout le monde). 

Les règles tiennent en quelques pages et sont les mêmes que celles d'Into the Odd. Ou quasi. Dans Electric Bastionland, les PJ sont méchamment endettés. Tellement endettés qu'ils n'ont aucun espoir de rembourser leurs dettes par des voies ordinaires. Leur seul échappatoire : toucher le pactole en allant dégoter un trésor. Et les trésors on les trouve dans l'Underground, les sous-sols de Bastion. Ou, à la rigueur, dans le Pays Profond, les territoires décrépis en dehors des murs de la cité.
 
Le gros morceau de Electric Bastionland ce sont ses 100 "classes" de personnage, sur le double de pages (soit 200 pages de classes sur les 334 du bouquin). Je mets "classes" entre guillemets car elles ont une partie technique hyper-minimaliste : un objet, un talent et vogue la galère. On n'est clairement pas dans Pathfinder. Ces classes n'ont rien à voir avec celles de l'Ancêtre : vous n'aurez ni guerrier ni mago ni roublard mais des "Psychique refoulé", "Safariste urbain", "Imposteur mis à nu", "Bon chien", "Jumeaux inséparables"... Vous trouvez ça étrange ? Ça l'est. Ces 100 classes de personnage participent énormément à la représentation de Bastion et de son univers. Elles mettent dans l'ambiance et donnent une idée de ce que l'on peut imaginer, et faire jouer.
La centaine de pages qui suit les classes explique comment jouer et faire vivre l'univers. Avec tout plein de tables aléatoires, de principes, de lignes directrices, de conseils...

Bon. Ça ne me l'a pas fait.
Pour deux raisons. 

La première raison c'est le style et le niveau de langage. J'ai découvert Into the Odd avec la VF, sans soucis donc. Par contre, là... Chris McDowall a un style très particulier. Tellement particulier que je peine énormément à lire sa prose, mon niveau d'anglais n'étant pas à la hauteur semble-t-il. 

La seconde raison c'est que l'univers d'Electric Bastionland est trop bizarre. Beaucoup trop pour moi. J'adore les mélanges, certes, mais j'adore les mélanges d'éléments identifiables et reconnaissables. Dans Into the Odd — dans la VF du moins — j'aime les atours XVIIIe et XIXe siècles du jeu : ça m'évoque des choses, des choses que je peux mettre dans une partie de JdR. Grâce aux illustrations de couverture de Maxime Plasse essentiellement. Dans Electric Bastionland, rien de tel : l'univers ne m'évoque rien. Tout est super étrange. À un point tel que ça ne me parle plus trop.

Cette étrangeté, Electric Bastionland la doit en grande partie aux illustrations d'Alec Sorensen qui a illustré l'intégralité de l'ouvrage, avec, entre autres, une illustration pour chacune des 100 "classes" de personnage. Des illustrations super efficaces pour suggérer l'univers d'Electric Bastionland mais totalement débandantes pour donner envie d'y jouer, pour ma pomme.
Cependant, à défaut de me donner envie de faire du JdR, c'est très beau. Franchement. Electric Bastionland est un très bel ouvrage et, rien que pour ça, je ne regrette pas mon acquisition

Illustration de Alec Sorensen.

dimanche 19 juillet 2020

Mes lectures estivales 2020

On trinque ?
Pour cet été, j'emmène à la plage et à la campagne palmes, tuba et espadrilles. Mais pas que. J'emmène aussi bouquins et jeux de rôle. Faut pas déconner.

Au programme, en romans:

• La Horde du Contrevent, d'Alain Damasio. C'est le livre que je lis actuellement. Un bel univers, de beaux personnages, une belle écriture... Que j'ai beaucoup de mal à imaginer adaptées en JdR. Mais là c'est juste pour le plaisir de lire! (et puis on n'est pas obligé de tout adapter...)

• Les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas.
• Les chants de Maldoror , d'Isidore Ducasse, plus connu sous le pseudo de Comte de Lautréamont.
• Le Horla, de Guy de Maupassant.
Pourquoi ces grands classiques francophones? Parce que j'ai toujours en projet la création et la publication (sur la Toile) d'un jeu de rôle de fantasy, teintée de rétro-futurisme et d'Horreur, inspiré des grands classiques de la littérature "de genre" francophone. De Chrétien de Troyes à Jules Verne, rien que ça.
Ce jeu c'est M le jeu de rôle. Un titre un peu moisi parce que "Machines, Merveilles, Monstres & Mystères" c'était trop long. Un titre susceptible de changer un de ces quatre.
Donc je profite de l'été pour revenir aux sources. Les chants de Maldoror et Le Horla, c'est pour réfléchir aux entités surnaturelles maléfiques de ce futur univers de jeu. Les Trois Mousquetaires, c'est le côté "KPDP". J'ai déja lu les deux premiers, il y a longtemps, mais jamais le troisième! Honte sur moi. Ça sera l'occasion.

• La trilogie La Mer éclatée, de Joe Abercrombie.
Je vous ai déjà parlé de cet auteur britannique et de son œuvre ici. J'ai quasiment tout lu de lui, hormis cette trilogie. Je ne suis pas forcément super fan de ses univers de fantasy – une "fantasy" de façade par de nombreux aspects... – mais j'adore ses personnages et leurs dialogues. C'est bien un peu redondant mais il y a une belle énergie et beaucoup d'humanité dans les histoires, sanglantes, qu'il raconte.

• La Guerre de Caliban, le tome 2 de la série (littéraire, je ne vous parle pas de la série TV là) The Expanse, par Daniel Abraham et Ty Frank (sous le pseudo collectif de James S. A. Corey).
J'ai mis des plombes à lire les 50 dernières pages du premier volume mais le travail sur Alastor 55 m'a redonné goût à la S-F et j'ai envie de revenir dans cet univers... au moins cet été.

J'emmène des jeux de rôle aussi:

• Extinction, RAD-Hack, The Mecha Hack. Que des avatars S-F de The Black Hack. D'ailleurs, j'emmène The Black Hack aussi (que je viens juste de recevoir, 24 heures avant le grand départ, cool).
Des lectures de vacances... et de travail! Je bosse actuellement sur une adaptation de TBH pour l'univers d'Alastor 55 donc...

• Le Livre du Joueur pour Mindjammer. 
J'adore FATE. Je veux voir ce que donne un FATE transhumaniste dans l'espace. Bon, en réalité, je m'en fous un peu du transhumanisme – je préfère la S-F rétro, celle où on voit les tuyaux et les boulons, façon Star Wars (côté lumineux) ou Alien (côté sombre) –, je veux juste du FATE dans l'espace.
Carbone Modifié, le roman de Richard Morgan, m'a un peu vacciné, jusqu'à nouvel ordre, contre les consciences humaines transplantées dans des corps étrangers.

• Electric Bastionland.
Ben, j'ai adoré la VF de Into the Odd. J'ai envie de découvrir cette nouvelle version, un peu (beaucoup) plus étrange de l'univers de Bastion de Chris McDowall. Je trouve le livre magnifique.

Plus un ou deux numéros de Guerres et Histoire et on sera bon.

Et voilà. Normalement, j'ai de quoi lire pour plusieurs semaines.

Illustration de Alec Sorensen pour Electric Bastionland.

lundi 6 avril 2020

Electric Bastionland Free Edition

Illustration de Alec Sorensen.
Avant-hier, je vous disais le plus grand bien de Into the Odd et de son usage pour faire du JdR "d'après les sources francophones" (ce qui est assez ironique si l'on considère que Into the Odd se réclame en droite ligne du seul véritable "Ancêtre": D&D). Et bien sachez que son auteur, Chris McDowall a foulancé récemment, avec succès, une deuxième édition: Electric Bastionland.
L'objet se trouve en pdf sur DrivethruRPG ici.

Mieux, sur son blog (que j'ai mis dans mon bandeau lattéral), Chris McDowall, propose une version réduite, gratuite et jouable de Electric Bastionland. Vous trouverez ça sur Itch ou Google Drive. De rien.

J'attends – j'espère! – une version en arbre mort de l'objet avec une certaine impatience. (Edit: ça y est, je me suis commandé le bouquin) 

Illustration de Alec Sorensen.