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samedi 6 juin 2020

Apocalypse World LV2

Illustration de D. Vincent Baker.
Il y a quelques temps de ça, je recherchais le jeu de rôle Dogs int the Vineyard, de D. Vincent Baker (je vous en ai parlé ici). Un échec, je n'en ai trouvé aucun exemplaire sur l'intertoile, même pas un spécimen à un prix indécent. Rien. 
Bon, il faut dire que l'objet date de 2005, a eu un tirage confidentiel et n'a jamais vraiment été réédité. Tant pis. Tant pis et tant mieux. Tant mieux car, aurais-je trouvé l'objet, j'aurais été bien en peine de le lire!

J'ai un niveau assez correct pour lire l'anglais. Comme de nombreux·ses rôlistes, j'ai commencé à lire des JdR en VO étant jeune et ça aura pas mal – énormément – contribué à améliorer mes compétences linguistiques. En fait – pour vous dire la vérité vraie –, j'ai appris à lire l'anglais grâce à White Wolf et à l'ancien Monde des Ténèbres. Non, j'assume, je n'ai pas honte.
Mais, cependant, aujourd'hui encore, je suis loin d'être parfaitement à l'aise dans cette langue et, parfois, ça coince.

Avant le confinement, je voulais masteriser des "PbtA"¹, des jeux de rôle au système calqué sur celui d'Apocalypse World, du même D. Vincent Baker. Je voulais masteriser ces machins pour toutes sortes de raison. J'avais déjà joué une partie de Dungeon World et certains aspects du jeu m'avaient beaucoup plu. Plus récemment, j'ai découvert Monster of the WeekLibreté et Escape from Dino Island et ça m'a plus que botté. Avant que la pandémie enferme les gens chez eux, je m'apprêtais à mener une partie de Escape from Dino Island pour, enfin, faire du PbtA du côté concave d'un écran de jeu.
Très intéressé par ces jeux – et collectionneur compulsif –, j'ai commandé et reçu la deuxième édition, en anglais donc, de Apocalypse World juste avant la crise sanitaire. Je voulais voir en quoi consistait le JdR à l'origine de toute cette mouvance ludique. J'ai ouvert le bouquin, commencé à le lire... 
Échec.

Non pas que j'ai perdu mon cerveau en route, c'est juste que l'anglais de D. Vincent Baker est un chouïa trop relevé pour moi. Ça se lit très bien par moments mais, à d'autres, c'est juste beaucoup trop littéraire pour ma pomme et de gros morceaux du texte m'échappent complètement. Trop.
Quel dommage.
Alors si Dogs in the Vineyard c'est le même niveau, je ne vais pas parcourir l'intertoile pendant des lustres pour en trouver un exemplaire que je n'arriverai pas à lire in fine.

J'en suis réduit à attendre une très hypothétique traduction française de ces deux là. 
Dogs in the Vineyard n'a jamais été traduit. Il y a bien un projet de VF chez Lapin Marteau mais rien ne dit qu'il aboutira un jour.
Quant à Apocalypse World, il a bénéficié d'une traduction en français pour sa première édition, chez La Boîte à Heuhh mais 1/ elle est difficilement trouvable et 2/ il y a une nouvelle édition maintenant donc... Et je n'ai pas entendu parler d'un quelconque projet de traduction de cette deuxième édition.
C'est quand-même surprenant que, malgré l'appétence de nombreux·ses rôlistes francophones pour les jeux "PbtA", il soit si difficile de se procurer leur ancêtre. Je précise: de se le procurer en VF. Un marché de micro-niche?

¹ Powered by the Apocalypse ► "Motorisé à l'Apocalypse".

Illustration de D. Vincent Baker.

samedi 22 février 2020

Powered by the Apocalypse

Prout.
"Powered by the Apocalypse" – "Motorisé par l'apocalypse" –, ou "PbtA", c'est ainsi que l'on nomme les jeux ayant un système de règles semblable à celui de Apocalypse World. En quoi consistent ces règles? Allez lire ceci.

Il y a quelques années, j'étais encore assez réticent par rapport à ce type de système – et aux JdR dits "narrativistes" en général – pour des raisons que j'ai oubliées depuis... La première fois que j'ai découvert concrètement les jeux PbtA c'est avec Dungeon World, en tant que simple joueur, sur un one-shot. J'ai beaucoup aimé la création, collective, du monde et des PJ. J'ai été plus réservé sur la partie en elle-même, pas tant à cause des règles de Dungeon World que par leur (més)usage par le MJ. C'était un peu ennuyeux en fait...
Depuis, j'ai alourdi mes étagères avec des jeux utilisant ce système: Night Witches, Monster of the Week et, plus récemment, Libreté. Mais pas forcément pour y jouer, même si, avec Libreté, je suis quand-même très tenté.
Et là je viens de recevoir Escape from the Dino Island, toujours/encore Motorisé par l'apocalypse. Pour y jouer.

Si si, vous avez bien lu: "pour y jouer". Je vais masteriser  Escape from the Dino Island. Je vais maîtriser du PbtA. Oui, monsieur, oui madame. Je vais masteriser  Escape from the Dino Island parce que le format (36 pages aérées, tranquille), les aventures jouables (j'adore Jurassic Park) et les règles (simples) m'enthousiasment. C'est un jeu conçu pour faciliter la tâche du MJ et ça me plaît. J'ai hâte.

En théorie, je trouve de plus en plus de charmes à ce type de système. En pratique, si l'expérience avec Escape from the Dino Island est concluante, je suis susceptible d'aller dans cette direction pour faire jouer dans le Méga-univers de Rifts, sur la Terre du Verseau ou tout autre univers gonzo et multi-genres. Peut-être pas au point de faire un "Rifts PbtA" tel quel mais de m'en inspirer pour mon système maison Ωmega TrΔsh.

Ce qui m'intéresse dans les PbtA c'est la mise à contribution des joueurs et joueuses dans la création de l'histoire, la caractérisation par les règles des personnages, la simplicité apparente du système, l'usage de simples d6, le... On en reparle bientôt, peut-être.

"Mais dis donc: tu ne serais pas un peu motorisé par l'Apocalypse toi? Grand fou va."