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dimanche 5 décembre 2021

Arcane


Je suis en train de me regarder la première saison de la série Arcane. Et waaawww... Qu'est-ce que c'est bon ! Animation superbe, personnages attachants, scénario classique mais de qualité et efficace, imaginaire graphique foisonnant... Une excellente surprise ! Notamment la galerie de personnages féminins qui envoient du lourd côté oblitération totale des vieux poncifs macho.
Un seul bémol : les quelques traits humoristiques sont bien troussés et bien amenés, aussi c'est dommage qu'ils soient si rares.

En plus de regarder cette série pour le seul plaisir des yeux et des synapses ludico-imaginaires, je ne saurais trop vous en recommander le visionnage si vous êtes amateur•trices d'univers steampunk. Perso, Arcane est une inspiration toute trouvée pour les aspects les plus rétrofuturistes de Rifts, ainsi que pour mes déclinaisons plus personnelles de ce jeu foutraque.


mercredi 26 mai 2021

Cinq choses qu'un·e rôliste peut apprendre de Leverage


Grâce à Olivier Fanton, et un peu par hasard, j'ai découvert un excellent article traduit par les bonnes âmes de PTGPTB. Si vous êtes MJ, lisez-le. D'office.

samedi 23 janvier 2021

Le look Atari d'ALASTOR 66 (pour ma pomme)


Il n'y a pas si longtemps, je regardais la première saison de The Expanse. Une série qui ne m'aura guère enthousiasmé puisque je ne suis jamais arrivé, au jour d'aujourd'hui, au dernier épisode de cette première saison. Pour tout plein de raisons : le jeu des acteurs et actrices, le scénario, comment c'est filmé, les décors et costumes... Grosso modo, je trouve cette série fade. Avec bien peu d'éléments dans celle-ci pour vraiment m'envoyer dans le Futur, même dans mon imagination.
Tenez, prenez les écrans de The Expanse. Oui, les écrans : pseudo-smartphones, pseudo-tablettes, pseudo-ordis... Ben tous les écrans de The Expanse, la série, sont en plastique transparent, ou un truc qui ressemble à du plastique transparent. Ou du verre. Et c'est moche. Je veux dire que, lorsque tu vois ça, tu ne te dis pas "Waouw, ça a trop de la gueule le Futur !" Tu te dis juste que les designers de la série ont voulu faire un truc qui fait futuriste mais que ça ne marche pas.

Nous avons là un vrai souci pour tous les créateurs et toutes les créatrices d'un Futur possible : avec quelles images le représenter sans que ça ne fasse déjà daté ou juste moche. Ou fade. Un vrai défi quand on sait qu'un écran d'ordi de 2001 paraît déjà daté, has been, à un·e contemporain·e de 2021.

Bref, comment représenter le Futur ?

Une question d'importance en ce qui me concerne puisque je suis en train d'écrire un gidéaire de Science-Fiction, dans un univers prenant place quelques 1000 ans dans le Futur. Aussi, lors de mes parties d'Alastor 66 (le jeu en question), lorsque je dois décrire le décor à mes joueurs et joueuses, qu'est-ce que je leur dis ? Qu'est-ce que j'essaie de leur faire imaginer ?

Ben, en fait, je n'essaye pas de leur montrer un Futur "futuriste". Je leur propose un Futur antérieur. Mon Futur à moi est déjà vieux. Il est vieux car, en ce qui me concerne, le look d'Alastor 66 a énormément à voir avec des films de la fin des années 70 et des années 80. Je pense en premier lieu à Outland et à Alien. Conséquence immédiate : je décris à mes joueurs et joueuses un environnement futuriste avec les mêmes atours que ces films.

Concrètement, dans Alastor 66, les consoles clignotent, les fonds d'écran sont noirs et les téléphones sont lourds. Et si il prenait l'envie à un PJ d'aller faire un tour dans un réseau informatique, je soupçonne ceux-ci d'avoir la gueule de l'univers de Tron. La version de 1982 bien sûr. Old School, jusque dans l'esthétique.

mercredi 18 mars 2020

Comme un parfum d'Apocalypse lente

Et oui ami•e rôliste, il existe des produits de première nécessité autrement plus importants que les munitions, les potions ou les torches. 
Je croyais que nous étions en train de vivre un désastre écologique planétaire et, au final, c'est un bête virus qui vient mettre le bouzin. Bon, OK, le covid19 n'a rien d'anodin: il tue les gens, ferme les frontières, vide les rues et les écoles,  remplit les supermarchés et les services de réanimation. Ce n'est pas encore la peste noire ou ebola mais covid19 n'en reste pas moins un petit lascar sérieux.

La seule chose qui m' inquiète c'est de chopper cette cochonnerie et de la refiler à des proches plus fragiles. D'autant plus que je suis personnel médical et que je suis en contact avec... Hum, avec plein de monde. Trop.
Pour le reste... L'économie va morfler mais elle s'en remettra. Et puis le ralentissement des activités humaines, même momentané, ce n'est que du bonus pour notre planète. Quant aux changements que cette crise sanitaire va entraîner dans nos sociétés à moyen terme, je n'ose m'avancer... Moins de bisous et de serrages de paluches? Moins de restos chinois? Et plus de quoi exactement?

Bon. Je dois quand même vous avouer que ce qui est en train de se passer est, en ce qui me concerne, assez fascinant.
Ça me fascine parce que j'adore les histoires de zombies. Et, dans celles-ci, ma partie préférée ce n'est pas quand la civilisation s'est effondrée et que les survivant•es se planquent des morts-vivant·es. Ma partie préférée c'est le tout début: quand tout semble normal hormis, peut-être, ce "clochard" en train de tituber au fond d'une ruelle (ou un terrain vague, le bord d'une route, une friche industrielle...). J'aime les histoires de zombies quand ceux-ci sont encore discrets.
Quand les zombies deviennent plus nombreux que les vivant·es, je commence à m'ennuyer un peu...

Vous connaissez la série Fear the Walking Dead? C'est un spin-off de The Walking Dead. Alors que The Walking Dead se déroule après la chute de la civilisation, Fear the Walking Dead a lieu au commencement, quand l'épidémie débute. Dans le premier épisode de The Walking Dead, il y a une ellipse entre le moment où Rick Grimes se prend une bastos et celui où il se réveille dans un hôpital (presque) désert¹. L'action de Fear the Walking Dead prend place pendant cette ellipse.
Une série sur le début d'une épidémie zombie aurait dû faire de moi le plus heureux des téléspectateurs. Mais en fait non, c'est du gros caca. Tout ce qui, selon moi, aurait pu – aurait dû! – être raconté sur ce thème passe à la trappe ou est trop vite expédié. Très rapidement, il y a des zombies partout sans que la réalisation n'ait jugé utile de mettre en avant la montée de la tension, la menace, la peur, tout ça tout ça. Car, ce que je préfère dans les films/séries/BD/écrits d'Horreur, ce n'est pas l'irruption de la menace, c'est le laps de temps qui précède cette irruption... Et cette montée de la tension c'est quelque chose que Fear the Walking Dead a totalement zappé. Ou foiré.

Heureusement j'ai l'actualité pour me montrer ce que peuvent produire une pandémie mondiale et une crise sanitaire. C'est fascinant ce qui est en train de se passer, inquiétant mais fascinant. Le covid19 ne joue pas dans la même catégorie que les zombies mais, baste, ni l'un ni les autres ne m'intéressent tant que ça. Ce qui me fascine, c'est le comportement de mes frères et sœurs humain·es au supermarché², ces caddies remplis de pâtes et de PQ, ces stations-services à sec, ces files d'attente, ces foules agglomérées en train de répandre le virus... Que, en définitive, pour faire une bonne histoire, les vivant·es sont beaucoup plus intéressants que les morts-vivant·es!
C'était d'ailleurs le propos de The Walking Dead: parler des survivant·es, les zombies ne faisant office que de "décor" et de leitmotiv. Les vrais "morts qui marchent" de The Walking Dead ce sont les vivant·es en définitve.
Et les seuls et authentiques "corona-zombies" que l'on doit craindre, ce sont ceux et celles qui pètent un plomb parce que quelqu'un·e d'autre vient de prendre le dernier paquet de spaghettis ou de papier toilette du rayon juste sous leur nez.

OK, promis, dès demain on reparle jeu de rôle.

¹ Une intro en tous points semblable à celle de 28 jours plus tard!

² J'ai pensé au Zombie de George Romero, à son supermarché et aux foules cadavériques agglutinées devant...