Affichage des articles dont le libellé est Blade Runner 2049. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blade Runner 2049. Afficher tous les articles

lundi 4 janvier 2021

[WIP ALASTOR 66] Épisode n°59 : Replicant (Morphe) — D6 Atouts, D6 Matos, D6 Passés...

Photo extraite de Blade Runner.
Vous êtes un robot organique. Conçu·e dans les cuves biologiques de la mégacorporation Nilehound, vous êtes un·e esclave au service de l'humanité. Vous ressemblez trait pour trait à un être humain. Seul un examen psychologique approfondi, l'étude de votre moëlle épinière ou un test génétique de Nilehound peuvent certifier votre origine artificielle.

Si vous en avez l'apparence, vous n'êtes pas un·e humain·e pour autant. Vous êtes "né·e" adulte et mourrez avant de vieillir. Les souvenirs datant d'avant votre "production" sont artificiels, des implants conçus pour vous "stabiliser émotionnellement". Car les Replicants ont beaucoup de mal à gérer leurs émotions lorsque celles-ci surviennent. Programmés pour ne ressentir aucune empathie, il arrive cependant qu'ils s'humanisent au fil du temps. Et cette humanisation peut transformer certains d'entre eux en meurtriers impitoyables.

Vous êtes un·e esclave au service de l'humanité. Ou vous l'étiez. Car des Replicants se transforment en fugitif·ves dans l'espoir, souvent illusoire, d'obtenir une vie meilleure loin de leurs maîtres·ses humain·es. Ces Replicants "marrons" sont alors traqué·es par des policier·ères spécialisés : les blade runners. Si de nombreux·ses fugitif·ves tentent, pour des raisons mystérieuses, de gagner la Terre, nombre d'entre eux·elles préfèrent tenter leur chance sur la Frontière, là où le contrôle des autorités se fait beaucoup plus lâche. Et Alastor 66 constitue une destination de premier choix pour un Replicant en quête de liberté.

Quel Replicant êtes-vous ?
Voici tout d'abord une table aléatoire pour déterminer quelle relation votre PJ Replicant entretient avec sa nature de Replicant. Je l'ai refaite, la précédente version ne me satisfaisant guère. Le joueur ou la joueuse effectuera une tirage sur cet table ou choisira l'option qu'il·elle préfère.

D6

Quel Replicant êtes-vous ?

1

« Rachael » vous croyez être un·e humain·e ; ou vous faites semblant d'y croire

2

« Luv » – vous connaissez votre nature, l'acceptez et obéissez à vos maîtres·ses

3

« K » – vous connaissez votre nature, l'acceptiez, mais, dernièrement, vous aspirez à « autre chose »

4

« Mariette » – vous feignez l'obéissance mais vous rêvez de liberté et préparez votre fuite

5

« Roy » – vous avez fui, êtes en cavale ; vous savez que des blade runners vous traquent

6

« Sapper » – vous avez fui, échappé à vos poursuivant·es et vivez dorénavant sous une fausse identité


Quelle était votre fonction initiale ?
Voici une table aléatoire pour déterminer la fonction initiale de votre PJ Replicant, (bien) avant qu'il ne devienne Marshal au sein de l'Agence Coloniale. J'invite les joueurs et les joueuses qui se serviront de cette table à déterminer leurs Attributs en conséquence.
Là encore, le joueur ou la joueuse effectuera une tirage sur cet table ou choisira l'option qu'il·elle préfère.

D6

Quelle était votre fonction initiale ?

1

Plaisir – vous étiez un jouet sexuel et/ou sentimental pour les humain·es

2

Domestique – vous étiez un·e servant·e, astreint·e aux tâches ingrates et répétitives

3

Labeur – vous étiez un·e ouvrier·ère, spécialisé·e dans les tâches dangereuses

4

Guerre – vous étiez un·e soldat·e dans les guerres de la Sphère humaine

5

Recherche – vous étiez un·e cobaye pour les laboratoires

6

Off-world – vous étiez un·e travailleur·se des milieux hostiles : sans air, brûlants ou glacés, irradiés, vides


Et maintenant, place aux fondamentaux des PJ d'Alastor 66 : les Atouts, Matos et Passés.

D6

6 Atouts

1

Un·e homoncule – un·e bio-automate, « mini » Replicant aux capacités limitées et de petite taille (1DV)

2

Une base de données – un accès, totalement illégal, aux fichiers génétiques de Nilehound (∇6)

3

Un·e contact – un·e blader runner « à la retraite » ; il·elle connaît un réseau d'exfiltration marron (∇6)

4

Une planque – l'appartement d'un·e Biotek corpo de Nilehound, misanthrope et solitaire (∇6)

5

Un·e contact – une organisation armée de Replicants marrons préparant « le Soulèvement » (∇4)

6

Un secret – vous savez où se trouve un·e enfant « miracle » : il·elle a été conçu·e par un·e Replicant (∇4)


D6

6 Matos

1

Un animal familier – d2 : 1 ►un python birman, 2 ► une colombe ; d2 : 1 ► naturel, 2 ► artificiel

2

Un appareil identificateur – d3 : 1 ►une psycho-sonde, 2 ► un lecteur de moëlle épinière ; 3 ► un test génétique Nilehound

3

Une Unité Centrale – avec émetteur-projecteur holo : contient une I.A. amoureuse de vous

4

Une mallette – contient un PKD sans numéro de série et ∇20 balles non-marquées et intraçables

5

Un petit spationef – volé, falsifié et fonctionnel ; amarré à un quai discret de Cerbère I (∇6)

6

Un billet pour la Terre – aller simple, non-nominatif, non-remboursable, non-échangeable, à validité illimitée


D6

6 Passés

1

Vous avez rencontré un·e humain·e alexithymique – il·elle se faisait passer pour un·e Replicant

2

Vous avez aimé un·e humain·e – et avez été aimé·e en retour ; vrai souvenir ou implant ?

3

Vous avez aidé des fugitif·ves – 1d6 Replicants ont pu s'enfuir et/ou se cacher grâce à vous

4

« La Porte de Tannhäuser » – vous avez vu des choses magnifiques interdites aux humain·es

5

Vous êtes traqué·e – un·e blade runner vous recherche ; c'est une affaire personnelle pour lui·elle

6

Vous êtes un prototype – le dernier et unique modèle conçu par Nilehound (+1 à tous vos Attributs)

dimanche 3 janvier 2021

Blade Runner 2049

Photo extraite du film Blade Runner 2049.
Prenez une envie de création d'univers de gidéaire très personnel comme celui de Falling Sky. Et bien mes références imaginaires et graphiques sont surtout à rechercher du côté de la BD et de l'Animation nippones. À l'inverse, un autre univers, tout aussi personnel, comme celui de M le jeu de rôle (titre temporaire...) lorgne plutôt du côté de la littérature et de la BD francophones.

Et Alastor 66 me direz vous ?

Est-ce que ma référence imaginaire est la seule couverture de feu Casus Belli n°55 ? Que nenni. Alastor 66 a surtout à voir avec le cinéma américain de genre : Alien, The Thing, Outland, Event HorizonGhosts of Mars, The Witch...
Prenez les Replicants par exemple. Dans Alastor 66, parmi les "races" jouables ─ les Morphes ─ , les joueurs et joueuses peuvent choisir d'interpréter des Alphas (les "supérieurs" de Bienvenue à Gattaca), des Mutants (Total Recall), des Stellaires (The Expanse, oui, je sais, ce n'est pas un film), des Robotas (les cyborgs de Terminator, les synthétiques d'Alien, les droïdes de Star Wars)... Et des Replicants. Et ces derniers ont tout à voir avec le superbe film de 1982 de Ridley Scott
À se demander d'ailleurs si Alastor 66 n'est pas inspiré par l'inconscient de Ridley Scott, l'homme ayant réalisé deux des références majeures du jeu... (ah ! je vois une main se lever pour me signaler que j'ai mentionné deux films de John Carpenter et que, en conséquence, Alastor 66 doit aussi avoir un lien avec l'inconscient de Big John... la main a raison mais ça commence à faire beaucoup d'inconscients pour un seul gidéaire) 

Pour ma prochaine partie d'Alastor 66, j'ai un nouveau PJ qui rentre en jeu : un Replicant. J'ai proposé au joueur d'en interpréter un·e 1/ parce qu'il n'y en avait pas dans l'équipe et 2/ pour me pousser à faire les tables aléatoires adéquates pour ce Morphe. Le joueur est partant et me voilà donc en train de préparer les dites tables d'Atouts, Matos et Passés pour son PJ tout neuf. Ces tables, j'ai commencé à les écrire avec, en tête, Blade Runner, que j'ai revu très récemment pour ce faire.
Puis je me suis souvenu qu'il y avait un autre film "Blade Runner", celui de 2017, par Denis Villeneuve : Blade Runner 2049.

En quête d'inspiration pour mes tables, je me le suis regardé hier. Quelle claque !

Quand le film était sorti sur les écrans en 2017, il ne m'avait pas appâté plus que ça. En cause : une surexploitation des franchises célèbres et moins célèbres par les grands studios US qui m'ennuie profondément à force de produire des navets. J'avais un à priori méchamment défavorable sur ce film. Pourtant j'aurais pu me laisser tenter par le seul nom de Denis Villeneuve, réalisateur qui m'avait particulièrement impressionné avec une autre claque cinématographique : Prisoners. Bref, je m'étais dispensé d'aller le voir en salle, ou sur un écran plus petit par la suite.
Jusqu'à hier.

Et j'ai bien pris mon pied. J'ai ADORÉ. Pour, au moins, trois raisons. 

Premièrement, il y a une histoire, une bonne histoire. Le scénario est costaud, bien amené, bien raconté, hyper-prenant. Et c'est une vraie suite : on découvre ce qu'il est advenu de Rachel et Deckard après les avoir laissé•es à la fin de Blade Runner 1982.

Deuxièmement, c'est super bien interprété. J'ai été assez bluffé par le jeu des acteurs et actrices interprétant les Replicants : Ryan Gosling bien sûr mais aussi Sylvia Hoeks (Luv), David Bautista (Sapper Morton), Hiam Abbass (Freysa), Mackenzie Davis (qui réussit l'exploit de rappeler Pris, dans le rôle de Mariette)... De belles performances qui arrivent à concilier l'origine artificielle des Replicants et l'humanité à laquelle ils et elles aspirent. 
Mentionnons aussi les prestations d'Ana de Armas, en projection holographique d'une I. A. amoureuse (Joi), et Jared Leto, en patron démiurge halluciné (Niander Wallace). C'est Robin Wright, dans son rôle de commissaire tyrannique (la lieutenante Joshi), et Harrison Ford qui m'auront le moins convaincu, in fine, mais ça n'entame en rien la très belle réalisation du reste du casting. 

Troisièmement, qu'est ce que c'est beau ! J'avais déjà une très haute opinion de l'esthétique du premier Blade Runner, un film que je trouve visuellement magnifique. Et, franchement, Blade Runner 2049 n'a pas à rougir de la comparaison avec son aîné. Le film de Denis Villeneuve est tout simplement splendide. Je me suis régalé les mirettes du début jusqu'à la fin.

Une très très belle expérience de cinéma. Maintenant, j'attends le futur Dune du même réalisateur avec une certaine impatience. 

Pour conclure, j'ajouterai juste que, d'un point de vue bêtement rôlistique, Blade Runner 2049 a abondamment irrigué (ou aéré, comme vous voulez) mes synapses imaginaires. Bonne came. 

Ryan Gosling, toujours de dos, et Ana de Armas. Photo extraite du film Blade Runner 2049.