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vendredi 25 décembre 2020

Ce soir ce soir c'est Noël

Artiste inconnu·e.

Dans mon blog d'Avant, j'ai abondamment écrit sur un setting "Noël" pour Rifts : Winterland. Un setting très personnel que je compte bien récupérer tel quel pour Falling Sky Un setting qui n'a rien d'enfantin puisque le Pays de l'hiver, la Dimension du Père Noël, n'est guère mieux fréquenté et fréquentable que les autres spots connus du Méga-univers. 

Ça fait plusieurs années que j'imagine faire jouer un one-shot "de Noël" à l'occasion des fêtes, sans jamais passer à l'acte. Bon, pour cette fin d'année, j'ai une circonstance atténuante : une pandémie mondiale. 

À défaut d'avoir fait jouer un quelconque scénario au Pays de l'hiver, j'ai trouvé un générique, d'intro ou de fin (plutôt de fin, non ?), qui envoie du sapin. Quelle joie le rock'n roll. Joyeux Noël ! 

vendredi 20 novembre 2020

Micro-galerie pour FALLING SKY

Templières néo-catholiques de la Nouvelle-Rome orbitale.
Par qi wu (original ici).

Chevalière d'Avalon.
Par Jeff Stokely (original ici).

Exploratrice du Réseau Majeur.
Par gidon son (original ici).

dimanche 8 novembre 2020

Guerre de monstres au Pays du soleil levant

Couvertures des tomes n°1, n°2 et n°3 de Chainsaw Man.
Par Tatsuki Fujimoto. 
En temps normal, je suis un gros lecteur de mangas. Mais, depuis quelques temps, je n'ai plus grand chose à me mettre sous la dent. Et ce n'est pas à cause des confinements qui s'enchaînent.
Je suivais de nombreuses séries nippones qui ont fini par s'essouffler : One Punch Man, Vinland Saga, Origin, Golden Kamui... Aussi j'ai lâché l'affaire. J'en ai même revendu certaines, c'est dire mon désintérêt. Et maintenant il n'y a plus grand chose de récent du côté de la BD nippone qui ravive la flamme, hélas. Et comme le paysage n'est guère plus reluisant côté BD franco-belge et comics anglo-saxons, on peut considérer que, bédéistiquement, je m'ennuie.

Bon, pour dire vrai, il y a encore deux, trois séries de mangas que je suis. Je peux même vous donner leurs noms : Jagaaan, Gigant et Chainsaw Man. Mais je dois quand-même vous avouer que je les suis sans passion aucune. Je me suis arrêté au tome 5 de Jagaaan et hésite à continuer, malgré un dessin très correct et des personnages assez attachants. J'ai mis beaucoup de temps à acheter le tome 3 de Chainsaw Man (de Tatsuki Fujimoto, qui avait réalisé auparavant Fire Punch), série qui a pour elle un très chouette dessin — moi, j'adore — et un humour décalé très sympathique. Quant à Gigant, de Hiroya Oku (l'auteur de Gantz), cette série vaut surtout pour le physique titanesque de son héroïne principale et le cynisme terrible propre à l'univers de Hiroya Oku.

Mais, si ces trois séries ne valent pas tripette, pourquoi je vous en parle ?
Parce qu'elles partagent un gros point commun : les héro·ïnes de ces mangas sont des monstres qui luttent contre d'autres monstres, beaucoup plus "méchant·es", au Japon et à notre époque.

Et je pense que l'on tient là tout un sous-genre de la BD contemporaine japonaise car — arrêtez moi si je me trompe — il existe une foultitude d'autres ouvrages qui fonctionnent sur la même thématique : Tokyo Ghoul, One Punch Man par certains côtés, Gleipnir, Moi quand je me réincarne en slime, Kuhime, Black Torch, Tokkô Zero, Jujutsu Kaisen... Pas toujours de la super came mais retenez qu'il y a de la matière et que le sujet semble inspirer les artistes et scénaristes du Pays du soleil levant.

Je vous en parle aussi car les mangas (et animes) constituent une GROSSE référence imaginaire, forcément, pour mon Japon de Rifts et celui de Falling Sky. Et, dans le contexte mi-contemporain mi-futuriste, des mégacités nippones de ces deux settings, des héro·ïnes monstrueux·ses qui luttent contre plus monstrueux·ses qu'eux·elles ça me botte. Pour ces mêmes univers, dans mon blog d'Avant, je vous avais déjà proposé de jouer et faire jouer des Magical Girls, des Super Sentais et des Metal Heroes. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?

Je me demande si nos ami·es nippon·es n'ont pas un nom pour ce sous-genre spécifique...

Couverture du tome n°1 de Jagaaan.
Par Nishida Kensuke.

mercredi 23 septembre 2020

D8 rencontres nippones "façon Akira" (pour RIFTS ou FALLING SKY)

Illustration de Katsuhiro Ōtomo.
Yep. 

Les PJ sont en train de parcourir les rues de Néo-Tokyo lorsqu'ils rencontrent...

D8

RENCONTRE

1

Une course d'ados en motos, sous amphétamines

2

Un bouclage de zone par l'armée 

3

Une manifestation anti-gouvernementale qui dégénère

4

Une guerre entre groupes de motards 

5

Des rebelles en fuite, poursuivis par l'armée

6

 Un enfant "cobaye" échappé d'un laboratoire

7

 Un psionique incapable de contrôler ses pouvoirs

8

La procession d'une secte vénérant des "enfants-dieux" 


lundi 21 septembre 2020

Petite galerie pour FALLING SKY

Transylvanie.
Illustration de Adrian Stone.

Japon.
Image extraite du DA Ghost in the Shell.

Arabie.
Artiste inconnu·e.

Grèce.
Illustration de Steve Prescott.

Pays de Galles.
Illustration de Adrian Smith.

Angleterre.
Illustration de Cory Trego-Erdner.

Paris.
Artiste inconnu.

Melbourne.
Dessin de Jean-Claude Mézières, couleurs d'Évelyne Tranlé. 


Périphérie de Gdańsk, Pologne.
Illustration de Jakub Rebelka.

Sahel.
Illustration de ㅇㅇJㅇㅇ.

Buenos Aires.
Dessin de Jean-Claude Mézières, couleurs d'Évelyne Tranlé.

Paris dans une Dimension proche.
Dessin de Jean-Claude Mézières, couleurs d'Évelyne Tranlé.

vendredi 18 septembre 2020

D6 rumeurs dans l'Outback australien (pour RIFTS ou FALLING SKY)

Amazone australienne.
Illustration extraite de la BD Tank Girl, par Jamie Hewlett.
La petite table japonaise d'avant-hier m'a donné envie d'en faire d'autres. Voici une table aléatoire de 6 rumeurs pour l'Outback australien de Rifts ou Falling Sky. Toutes les rumeurs sont en lien avec des articles "australiens" précédemment publiés dans mon blog d'avant. En plus de celle de mon génialissime paléo-blog, je ne saurais trop vous conseiller la lecture du très bon Rifts World Book 19 : Australia

Les PJ sont en train de bière une bière trop chaude dans un rade de Trade Town lorsqu'ils entendent parler de...

D6

RUMEUR

1

Une grande migration de megalanias dans le Bush 

2

Une tempête de sable qui a révélé des ruines "préhistoriques" 

3

Un gang de femmes blanches qui ont mis la main sur un arsenal de tanks

4

Un python améthyste anthropophage qui sème la terreur dans un village

5

Un razorback qui détruit les clôtures et attaque les fermes 

6

 Des jeunes qui ont trouvé un "super" spot de surf


Vous trouvez que ça manque d'Aborigènes ? Ben oui, j'y connais que dalle à la culture abo. Et les deux suppléments Rifts qui devaient leur être consacrés ne sont jamais sortis. Ceci dit, je ne pense pas que ces deux suppléments nous auraient appris grand chose...

mercredi 16 septembre 2020

D6 rencontres nippones (pour RIFTS ou FALLING SKY)

"Vos papiers !" [hurlé en japonais]
Couverture du tome 2, version Glénat, de la BD Apple Seed, par Masamune Shirow.
L'écoute (en nettoyant la vaisselle, comme d'hab') de l'
actual play du Grümph, faisant jouer son futur JdR mangaïsant Daitoshi Underground Jäger sur 2D6+Cool, m'a donné envie de vous pondre une petite table de rencontre aléatoire. Une table nippone bien évidemment ! Pour le Japon de Rifts (sa partie "technophile" : la République du Japon centrée sur la région d'Hiroshima), ou la Néo-Tokyo de Falling Sky, ou toute autre mégalopole japonaise mêlant ludiquement les genres fictionnels. 

Hop :

Les PJ sont en train de parcourir les rues de Néo-Tokyo (ou Néo-Osaka, Néo-Hiroshima, Néo-Sapporo... mais surtout Néo-Tokyo) lorsqu'ils rencontrent...
 

D6

RENCONTRE

1

Une jeune fille est en train d'effectuer sa toute première transformation en Magical girl

2

Un Flash mob de 1d100 cosplayeur·ses, habillé·es en Onis sexy

3

1d4 "usuriers" en train de menacer (tabasser ?) un·e "débiteur·trice" 

4

Un·e Kami ayant pris l'apparence d'un·e clochard·e pour se saouler au mauvais saké

5

Un contrôle tendu par 2d4 policiers en armures mechas

6

Une procession shinto particulièrement bruyante


Couverture du tome 1 de la BD Sexy Cosplay Doll.
Par Shinichi Fukuda.

samedi 29 août 2020

La (méchante) Petite Sirène

Illustration de Alec Sorensen.

En rédigeant mon article consacré à Electric Bastionland, j'ai découvert, ici, l'illustration d'Alec Sorensen qui ouvre ce post.
En plus de la trouver très belle cette illustration, elle m'a fait penser au Danemark de Rifts. Parce que La Petite Sirène est un conte danois, de Hans Christian Andersen. Parce que des sirènes j'en avais mis un certain nombre dans mon background danois. Et qu'elles avaient l'air aussi fréquentables que celle de l'illustration d'Alec Sorensen. Un exemple ici mais allez fouiller ma rubrique danoise et vous en trouverez d'autres.

Et comme mon background perso pour Rifts je le recycle dans (mon univers bazarpunk maison) Falling Sky, il y a des sirènes dans les eaux danoises de la Terre du Verseau. Des méchantes sirènes, du genre "anthropophage". Elles servent certainement la (très méchante) Sorcière des mers qui leur fournit les philtres leur permettant de se faire passer pour des humaines. Ceci afin d'appâter des mâles innocents (mais luxurieux) dans les eaux froides de la Baltique et de la mer du Nord pour mieux les dévorer ensuite. Et peut-être même que certaines ont la gueule de celle peinte par Alec Sorensen. Allez savoir...

Tiens, ça me rappelle le tome n°1 de la BD Sales Petits Contes, qui rassemblait plusieurs contes d'Andersen illustrés par différents auteur·es francophones. La Petite Sirène y était revue et corrigée par Claire Wendling et, que ce soit au niveau du dessin ou celui de l'écriture, c'était de la très bonne came. Et une bonne inspiration pour mes sirènes danoises. Mais je ne suis pas objectif : j'adore le style de Claire Wendling.

Extrait de Sales Petits Contes. Par Claire Wendling.

mardi 18 août 2020

Moorcock, Mignola et l'Irlande de FALLING SKY

Corum Jhaelen Irsei. Par Mike Mignola.

Je viens de lire une vieille adaptation — hélas, je n'ai pas trouvé l'année exacte de publication — en BD du premier tome des aventures de Corum Jhaelen Irsei : Le Chevalier des épées, de Michael Moorcock. Avec Mike Baron au scénario et Mike Mignola au dessin. Oui : Mignola ET Moorcock dans le même ouvrage ! Et ça m'a bien plu. Suffisamment pour aller chercher le deuxième tome en boutique, La Reine des épées. Mais pas le troisième, Le Roi des épées, car ce n'est plus Mike Mignola au dessin mais Jill Thompson et je suis beaucoup moins fan de son trait.

J'ai découvert l'œuvre de Moorcock avec les jeux de rôle adaptés de son œuvre : Stormbringer et Hawkmoon. Je suis un gros fan du travail d'édition accompli par feu Oriflam sur ces deux gammes, notamment pour Hawkmoon où il·elles ont transformé une bouse (en VO) en diamant (en VF). Par la suite, j'ai lu la plupart des ouvrages du Cycle d'Elric, desquels je conserve plutôt un bon souvenir. Une histoire emmenée, de sacrés personnages et une écriture chaloupée (voire alcoolisée en fait). Côté "Tragique Millénaire", j'ai essayé de lire le premier tome — il y a longtemps — des aventures de Dorain Hawkmoon mais j'ai lâché l'affaire après quelques dizaines de pages seulement. En vérité, je suis loin d'être toujours enthousiasmé par la plume de Michael Moorcock. Je lui préfère largement ses univers !

Du cycle de Corum, je n'ai lu que le cinquième tome : Le Chêne et le Bélier. Pourquoi lire un cinquième tome sans lire ceux d'avant, me direz-vous ? Et bien j'ai dû me retrouver avec ce cinquième volume entre les mains un peu par hasard (une brocante ?) et je l'ai lu sans prendre la peine, le temps, de lire ses prédécesseurs : je crois que j'ai dû commencé ma lecture juste par curiosité et, pris par le livre, je ne me suis pas arrêté avant la fin. Pourtant Le Chêne et le Bélier n'a rien d'un monument littéraire mais j'étais captivé par l'ambiance pseudo-celtique de l'univers de Corum. Car, en plus des patronymes qui sonnent très gaélique, les conflits entre Vadhaghs, Nhadrags, Mabdens et Fhoi Myores du cycle de Corum ne sont pas sans rappeler ceux entre Tuatha Dé Danann, Fir Bolgs, Milesiens et Formoirés du Lebor Gabála Érenn. Avec la touche rock 'n' roll propre à Michael Moorcock et en tenant compte des spécificités de son Multivers. Notez cependant que la lecture de Le Chêne et le Bélier ne m'a pas amené aux autres ouvrages de la saga...

Quant à Mike Mignola, c'est un bédéaste dont j'apprécie énormément le dessin. Beaucoup plus que ses talents de scénariste, malheureusement, et les aventures de Hellboy m'en touchent une sans vraiment faire bouger l'autre. J'ai l'impression que Hellboy passe son temps à dire des choses très inintéressantes et à balancer des bourre-pifs peu inspirés. Et pourtant, quel univers ! Graphiquement, j'adore le "Mignolaverse". Mais, narrativement, beaucoup moins...

Tout ça pour dire que, malgré certaines réserves sur leurs œuvres respectives, une BD réunissant Michael Moorcock et Mike Mignola avait quelques attraits à mes yeux. Et à raison puisque la BD Le Chevalier des épées est d'une lecture très agréable. Le dessin est beau, clair, même si on ne reconnait pas encore le trait de Mignola tel qu'on le connaît aujourd'hui. L'histoire est assez prenante, plus dans son début qu'en son développement, malheureusement. L'univers est intéressant (même si la touche "celtique" est plus que légère). Après, si vous aimez les œuvres de Moorcock et Mignola, il n'y a pas à chipotter : lisez les BD Le Chevalier des épées et La Reine des épées.

Personnellement, ces deux BD, et l'univers de Corum en général, constituent une chouette inspiration pour l'Irlande de Rifts et de Falling Sky (mon hack de Rifts à moi). Concernant mon Irlande bazarpunk à moi, allez voir la rubrique "irlandaise" de mon blog d'Avant pour en savoir un peu plus. Mes références de base pour une Irlande post-post-apo multi-genres déjantée ce sont, en vrac, les fées, les races mythiques sus-nommées (Tuatha Dé Danann, Fir Bolgs, Milesiens, Formoirés...), le steampunk victorien, les envahisseurs (néo)vikings, les moines celtes missionnaires, les mégalocéros, l'IRA... Que peut apporter Michael Moorcock à tout ce bazar ? Et bien je trouve que les entités et les races mythiques irlandaises pourraient emprunter quelques traits aux entités et aux races mythiques du monde de Corum. Je pense notamment à la magie mêlée de technlogie permettant la communication entre les différents univers, communication physique et mentale. Ça apporterait quelques couleurs "modernes" à un vieux fond mythologique, non ? 

Et, si vous n'êtes pas allergique à l'hypercalorique imaginaire et au méta-contexte, rien ne vous empêche d'imaginer des Vadhaghs et des Nhadrags de retour dans votre Irlande bazarpunk.

La fin d'un monde. Ou la naissance d'un nouveau. 
Par Mike Mignola.

dimanche 2 août 2020

Séleucie & Ctésiphon: deux cités antiques pour jouer dans le Futur

Illustration de Zoltán Boros et Gábor Szikszai.
J'ai abondamment développé, dans mon blog d'Avant, sur le Moyen-orient de Rifts. Un coin de la Terre des Rifts que je trouvais – et trouve encore – particulièrement inspirant. Et comme tout ce que j'ai pu écrire sur le sujet, j'escompte bien le récupérer pour mon setting riftsien perso: la Terre du Verseau de Falling Sky.

Il y a un petit point de background que je n'avais pas évoqué dans Mon Rifts à moi, c'est Séleucie du Tigre et Ctésiphon. Séleuquoi? Séleucie du Tigre, une cité antique fondée par les Grecs sur la rive occidentale du Tigre, peu après la conquête de l'Empire perse par Alexandre. Ctésiphon, quant à elle, a été fondée par les Parthes, à la fin du IIe siècle avant J.-C.. Elle servit de capitale aux Parthes puis, par la suite, aux Perses sassanides.
Je vous parle de ces deux cités antiques car Ctésiphon a grandi sur la berge orientale du Tigre, juste en face de Séleucie. Dans un mouchoir de poche, vous avez une cité grecque hellénistique et une cité parthe puis perse. L'orient et l'occident en tête à tête. 

Quel intérêt pour la Terre du Verseau?

L'intérêt c'est que, sur la Terre du Verseau comme sur la Terre des Rifts, les anciennes divinités païennes sont de retour. Et qu'elles ont leurs petites préférences concernant les endroits où elles installent leurs résidences terrestres et les Portes menant dans leurs Dimensions originelles.
Un endroit comme Séleucie-Ctésiphon c'est du pain béni pour un imaginaire bazarpunk. Sur la rive droite, vous avez une cité inféodée aux Olympien·nes, peuplée d'Hommes et Femmes Doré·es, d'amazones, de centaures, de nymphes, de satyres, de harpies, de cyclopes, et j'en passe. Sur la rive gauche, vous avez une autre cité, peuplée quant-à-elle de... heu... ben j'en sais trop rien en fait. Comme beaucoup d'occidentaux·ales, je suis beaucoup plus féru de mythologie grecque que de mythologie perse. Si le sujet vous intéresse vraiment, il va falloir chercher par vous-même.

Bref, voilà deux cités, l'une en face de l'autre, mêlant deux imaginaires mythologiques différents. Et, comme c'est Rifts / Falling Sky, on y ajoute de grosses doses de Science-Fiction (parce que nous sommes dans le Futur) et de Mille et Une Nuits (parce que c'est le Moyen-Orient arabo-perse).
Dans mon idée, ces deux cités ne sont pas antagonistes, pas trop du moins: il n'y a nul conflit armé entre elles. Pour rappel, dans mon background futuro-bazarpunk maison, l'Irak est une contrée marchande. On vient de tout le Multivers pour acheter, vendre et échanger dans ses bazars et ses souks. Pas pour batailler. 
J'imagine même qu'il y ait quelques mélanges entre les deux cultures, comme à la grande époque des Séleucides.

L'Irak de la Terre du Verseau en 2212 ?
Extrait des aventures de Valerian et Laureline. Dessin de Jean-Claude Mézières et couleurs d'Évelyne Tranlé. 

mercredi 22 juillet 2020

The Return of the Slügs

Illustration de Jez Gordon (original ici).

Je viens de trouver, un peu par hasard, cette illustration de Jez Gordon représentant un dangereux gastéropode xéno. Jez Gordon qui n'est pas étranger au jeu de rôle puisqu'on lui doit les illustrations du très bon (et très sinistre) Death Frost Doom.

Vendu: il me fallait des "méchants" pour Falling Sky, mon univers futuriste un peu post-apo et totalement multi-genres. Ces "escargots de l'Espace" (ou d'une autre Dimension) – les "Slügs" donc – feront très bien l'affaire. J'imagine que ces sales bêtes veulent réduire la Terre en esclavage pour bouffer TOUTES nos salades.

Précision utile: les Slügs ne sont pas les seuls "méchants" de la Terre du Verseau. Il y en a plein d'autres. Mwooohahahaha ! 

Damned! Les Slügs ne sont pas venus seuls!
Toujours de Jez Gordon.

dimanche 14 juin 2020

Salade temporelle II


"Alors, donc, eux ce sont des mages sumériens installés dans les anneaux de Saturne. C'est bien ça?"
Par Janet Aulisio-Dannheiser.
Hier, dans un article enthousiaste mais confus (comme souvent), je vous invitais à utiliser les ressources historiques pour vos jeux de rôle multi-genres. Pour ce faire, je vous avais cité comme exemples six personnages, inspirés d'époques passées, susceptibles de venir relever votre cuisine imaginaire:
"une druide de (Grande-) Bretagne du IIe siècle avant J.-C., une onna-bugeisha nippone du XVIe, un mage sumérien du IIIe millénaire avant J.-C., un desperado texan du XIXe, une guerrière zoulou, elle aussi du XIXe, et, enfin, un flibustier français du XVIIIe."

Adepte de multi-genre surcalorique, je vous avais proposé quelques "légères améliorations" de ces six exemples:
"La druide est faite de pierre, taillée à forme humaine dans un mégalithe sacré (...). L'onna-bugeisha a un Kami allié incarné dans sa naginata. Le mage sumérien a son laboratoire-garçonnière dans les anneaux de Saturne (...). Le desperado texan a un bras laser surpuissant (...). La guerrière zoulou est une lionne-garou (...). Le flibustier est lié à un loa et bardé de fétiches vaudous (...)."

Ces six personnages, idéalement, je les imagine dans l'univers de Falling Sky, mon hack de Rifts à moi: un futur – nous sommes en 2212 – où magie et technologie cohabitent dans un monde profondément transformé depuis la chute d'un dragon sur Terre, deux siècles auparavant.

Mais comment ces six personnages sont-ils arrivés sur la Terre du Verseau? En voyageant dans le Temps?

Pas forcément.

Ce que j'essayais d'expliquer dans l'article d'hier c'est que l'Histoire regorge de concepts imaginaires intéressants, susceptibles d'être incorporé dans un JdR. Mais ce sont des concepts. Rien ne vous oblige à recourir au modèle historique tel quel.
Revenons aux personnages sus-cités. Je pourrais effectivement aller les chercher dans le passé de la Terre, et, pour certains d'entre eux, c'est ce qu'on va faire. Mais ça n'a rien d'obligatoire, il y a d'autres options aussi.

Voyons voir...

La druide bretonne.
C'est une créature magique, taillée dans un monolithe en grès. Pour des raisons mystérieuses, elle s'est "endormie" et a été enterrée. Le retour de la magie sur la Terre du Verseau de Falling Sky l'a réveillée.

L'onna-bugeisha.
C'est une aristocrate, et une combattante, originaire de cette partie du Japon qui a choisi de revenir aux traditions et à la culture antérieures à la période Tokugawa.

Le mage sumérien.
Considérons que Sumer était une grande puissance arcanique... et un nid de vipères politique. Notre mage, pour échapper aux intrigues de l'époque et gagner quelque tranquillité, a fait un saut dans le temps (5000 ans) et l'espace (jusqu'aux anneaux de Saturne, sur un petit astéroïde tranquille). Pour lui, seules quelques décennies se sont écoulées lorsqu'il revient visiter sa Terre d'origine.

Le desperado texan.
Il est natif du XXIIe siècle. Il ressemble à un gunslinger de western parce que c'est tout l'Ouest américain de 2212 qui ressemble à un décor de western. Un décor mutant.

La guerrière zoulou.
Elle est, elle aussi, native de cette époque. De nombreux peuples de ce qui fut l'Afrique du Sud ont abandonné la technologie pour revenir "aux anciennes voies" (cliché...). Elle appartient à une ancienne lignée de métamophes dévoué·es à la protection du peuple zoulou et à la préservation de la nature.

Le flibustier français.
Son navire a coulé dans le triangle des Bermudes, au cours d'une tempête surnaturelle, en 1775. Lorsque la tempête s'achève, notre flibustier est accroché à un frêle esquif au large d'Atlantis. La magie du triangle l'a transporté plus de quatre siècles plus tard dans le futur.

Voilà. Six personnages. Six concepts. Six raisons différentes d'être présent·es en 2212.
J'ai utilisé l'excuse du "voyage dans le temps" pour trois d'entre eux seulement: la druide bretonne et sa stase pluri-millénaire, le mage sumérien et son laboratoire spatial hors du temps et le flibustier français avec sa tempête surnaturel. Où on voit qu'un "voyage dans le temps" peut prendre de nombreuses formes.
Les trois autres personnages sont natifs de la Terre du Verseau au XXIIe siècle. Ce qui ne les empêche pas de correspondre à des archétypes imaginaires plus anciens.

Je pourrais dire que la raison justifiant la présence d'un personnage "historique" sur la Terre du Verseau en 2212 (ou sur celle des Rifts en 2386) a peu d'importance, in fine, mais non, elle a de l'importance! C'est du jeu de rôle, nous sommes là pour nous raconter des histoires.

Bref, servez vous (aussi) de l'Histoire pour concevoir des PJ et PNJ bazarpunk qui tabassent.

(et, comme je disais hier, si vous n'avez pas les règles pour faire n'imp', prenez FATE)

"BANZAÏ!!!" Par Z.W. Gu (original ici).

samedi 13 juin 2020

Salade temporelle I

"On ne voit pas bien son bras laser..."
Peinture de Thierry Girod.
Quitte à brasser large dans une tambouille imaginaire, il y a aussi la possibilité d'aller chopper des morceaux d'histoire pour épaissir la sauce. Par "morceaux d'Histoire", j'entends des petits bouts d'imaginaire issus des siècles et millénaires passés. 
Les autres Dimensions et galaxies, la magie, les pouvoirs psioniques, la technologie futuriste, les monstres et les races non-humaines, tout ça c'est très sympathique mais ça ne vous dirait pas que l'on y ajoute Excalibur? Des samouraïs et des ninjas du XVIe siècle? Des vikings du Xe? Un T-rex? Des anciens Atlantes? Des divinités grecques? Des momies incas? Des artefacts rétro-futuristes d'un XIXe siècle alternatif? Un clone, forcément malveillant, d'Adolf Hitler? Un virus meurtrier du Paléozoïque? Des hommes et femmes de Néandertal et des smilodons¹?

Dans Rifts, Kevin Siembieda répète régulièrement que les dits Rifts sont des déchirures à travers l'espace et le temps. Mais, quand on regarde attentivement, on se rend compte qu'il s'agit surtout de déchirures à travers l'espace. KS a bien fait migrer quelques populations humaines du XXIe siècle au XXIVe siècle et transplanté des dinosaures dans le sud-est des anciens USA mais, pour le reste, il n'a pas vraiment cherché à utiliser les ressources – immeeeeennnnnses – de notre passé pour relever la sauce. Ceci dit, la sauce était déjà suffisamment relevée...
Même lorsque KS transplante les héros et héro·ïnes du mythe arthurien dans l'Angleterre de la fin du XXIVe siècle (dans Rifts World Book 3: England), il se contente d'aller piocher deux trois péquins dans la campagne environnante pour tenir les premiers rôles, alors qu'il aurait pu aller chercher les "originaux·ales" dans un VIe siècle mythique sans le moindre scrupule! Il n'y a pas pensé? Il n'a pas osé? Il s'est dit que c'était trop? Comme si Rifts avait jamais eu le moindre souci de ne pas en faire"TROP"...

Je ne connais pas les raisons qui ont fait que Kevin Siembieda n'a guère abusé des voyages dans le Temps pour Rifts. Je n'ai pas vraiment l'impression qu'il manque d'intérêt pour l'Histoire et le passé de notre planète. Le bonhomme est passionné par l'Égypte antique – le tout premier JdR de KS se nomme Valley of the Pharaohs – et, par le passé, Palladium Books a aussi fait son beurre avec ses suppléments génériques consacrés aux armes anciennes.
Considérons qu'il n'y aura pas pensé (à importer des morceaux d'Histoire, plus ou moins altérés, dans Rifts).

Moi, j'adore l'Histoire. Depuis longtemps. C'est un peu mon cursus universitaire initial, avant que je ne dévie vers le social. 
Et j'aime mettre de l'Histoire dans mes jeux de rôle. De l'Histoire caricaturale, imagée et calorique. 

Quand je masterisais du Hollow Earth Expedition – j'en parle ici –, je me plaisais à transporter en Terre Creuse toutes sortes de communautés humaines rescapées d'un passé plus ou moins lointain, "à la Philip José Farmer"².
Et quand je me suis intéressé à l'Angleterre de la Terre des Rifts, je suis allé récupérer dans le passé les "vrais" personnages du mythe. Mais je ne me suis pas arrêté là. Adepte du SURMÉLANGE imaginaire à la Rifts, j'ai fait d'Arthur, Guenièvre et les autres les dignes membres d'un clan atlante installé en Grande-Bretagne depuis la chute d'Atlantis.

Et c'est d'ailleurs ce à quoi je vous invite si, comme moi, vous faites jouer du JdR multi-genres survitaminé: vous servir des ressources historiques ET rajouter des couches imaginaires par dessus.

Démonstration.
Bien décidé à faire n'importe quoi, vous souhaitez inclure dans votre JdR – comme PJ ou PNJ, peu importe, même si des PJ c'est toujours plus drôle – une druide de (Grande-) Bretagne du IIe siècle avant J.-C., une onna-bugeisha nippone du XVIe, un mage sumérien du IIIe millénaire avant J.-C., un desperado texan du XIXe, une guerrière zoulou, elle aussi du XIXe, et, enfin, un flibustier français du XVIIIe.
Ça a l'air sympa comme petite troupe, non?

Je ne sais pas si on peut faire mieux mais on peut certainement faire plus (et pomper allègrement toutes nos sources imaginaires préférées). .
La druide est faite de pierre, taillée à forme humaine dans un mégalithe sacré (je pense aux Obsidiens d'Earthdawn).
L'onna-bugeisha a un Kami allié incarné dans sa naginata.
Le mage sumérien a son laboratoire-garçonnière dans les anneaux de Saturne (idée piquée à Cosmic Cutthroats mais j'ai aussi en tête Mage : The Ascension et ses Fondations extra-planétaires).
Le desperado texan a un bras laser surpuissant (big up Cobra).
La guerrière zoulou est une lionne-garou (coucou aux Simbas de Werewolf : The Apocalypse).
Le flibustier est lié à un loa et bardé de fétiches vaudous (Capitaine Vaudou, c'est à toi que je pense).
Voilà, ça c'est le genre de surmélange spatio-temporel qui tabasse que j'ai envie de mettre dans Falling Sky, mon hack de Rifts à moi. Du bazarpunk à bibi!

Quoi encore? Que c'est VRAIMENT n'importe quoi? Ouais et c'est ça qu'est bon. (et si il vous manque des règles pour ce genre de boxon, prenez FATE)

La suite demain...

¹ Oui, je sais, il·elles ne vivaient pas au même endroit ni à la même époque...

"Ça c'était juste avant qu'elle se transforme en lionne." "Au sens figuré?"
Par Obende Stanley (original ici).