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mercredi 9 septembre 2020

Coup de projo : OVER ARMS


    "Over Arms est un jeu de rôle de table léger, conçu pour amateur·trices de séries telles que JoJo's Bizarre Adventure, Persona, Fate, Shaman King, et cetera. Ce jeu vise à recréer les thèmes, les mécanismes et les pouvoirs tels qu'ils apparaissent dans ce type de média.  Over Arms est très adaptable et peut être utilisé de multiples façons pour s'adapter à votre jeu de table, car le cœur de ce système vous permet de créer vos propres capacités tout en utilisant deux entités comme un seul personnage."
 
    Tout ce qui précède provient de l'introduction de Over Arms. Reformulé par mes soins, ça donne : Over Arms est un jeu de rôle au système léger permettant d'interpréter des personnes (des "Users", "Utilisateurs") ayant réussi à éveiller et contrôler leur Anima. Un Anima c'est une créature fantastique, une sorte de double surnaturel doté de pouvoirs tout aussi surnaturels, pouvoirs que les PJ vont pouvoir utiliser pour... Heu... Aucune idée. Sauver le monde peut-être ? Tout ça se passe à notre époque, si j'ai bien compris, et seuls les Utilisateurs peuvent voir les Animas, le leur comme ceux des autres Utilisateurs.

    J'ai découvert Over Arms grâce à Estebor, qui en parle ici et ici. Il y a joué et son retour fait carrément envie (lisez le !). Étant moi-même un gros fan de mangas et d'animes nippons, c'est le genre d'univers qui ne me laisse pas indifférent, loin de là.
    Car, en ce qui me concerne, Over Arms m'apparaît comme un jeu de rôle particulièrement visuel. Pas du fait de ses sources d'inspiration ou de ses illustrations mais dans sa proposition même. Car les Animas et leurs pouvoirs sont censés avoir de la gueule, non ? En plus des œuvres déjà citées plus haut, j'ai pensé aux DA de Miyazaki et à son univers de créatures invisibles qui vivent autour de nous. Les auteur·trices de Over Arms — Rookie Jet Studio, à Cincinnati — sont américain·es mais leur jeu, en plus de se nourrir aux sources nippones, a un gros côté shinto, non ? Du shintoïsme qui tabasse et envoie de fireballs, certes.

    Il y a un kit d'intro gratuit (en anglais, désolé) sur DriveThruRPG. La partie à laquelle a participé Estebor s'est jouée avec ce seul kit. Il y a aussi un foulancement en cours — et réussi — au moment où j'écris ces lignes. Perso, j'ai craqué. Comme MJ ou simple joueur, j'aimerais bien goûter à la chose.

vendredi 28 août 2020

Arrivage de colis: Electric Bastionland

Illustration de Alec Sorensen.
Un arrivage de colis qui commence à dater puisque j'ai reçu Electric Bastionland à la fin du (premier ?) Confinement. J'avais late pledgé (post-foulancé ?) le machin très peu de temps après avoir découvert le blog de Chris McDowall. J'avais bien vu passer le foulancement initial quelques mois auparavant mais j'avais été rebuté par le côté très étrange du monde et j'avais passé mon tour dans un premier temps. 

Electric Bastionland est la suite de Into the Odd. La suite chronologique puisque Bastion — la cité centrale de l'univers de jeu — a découvert l'électricité (dans Into the Odd, elle tournait à peine au charbon). D'où le nom du jeu. Un saut dans le Futur assez marqué puisque l'on trouve dorénavant dans Bastion des machines technologiques hyper-avancées, des prodiges biologiques et génétiques, des extra-terrestres... Et le confort moderne (mais pas pour tout le monde). 

Les règles tiennent en quelques pages et sont les mêmes que celles d'Into the Odd. Ou quasi. Dans Electric Bastionland, les PJ sont méchamment endettés. Tellement endettés qu'ils n'ont aucun espoir de rembourser leurs dettes par des voies ordinaires. Leur seul échappatoire : toucher le pactole en allant dégoter un trésor. Et les trésors on les trouve dans l'Underground, les sous-sols de Bastion. Ou, à la rigueur, dans le Pays Profond, les territoires décrépis en dehors des murs de la cité.
 
Le gros morceau de Electric Bastionland ce sont ses 100 "classes" de personnage, sur le double de pages (soit 200 pages de classes sur les 334 du bouquin). Je mets "classes" entre guillemets car elles ont une partie technique hyper-minimaliste : un objet, un talent et vogue la galère. On n'est clairement pas dans Pathfinder. Ces classes n'ont rien à voir avec celles de l'Ancêtre : vous n'aurez ni guerrier ni mago ni roublard mais des "Psychique refoulé", "Safariste urbain", "Imposteur mis à nu", "Bon chien", "Jumeaux inséparables"... Vous trouvez ça étrange ? Ça l'est. Ces 100 classes de personnage participent énormément à la représentation de Bastion et de son univers. Elles mettent dans l'ambiance et donnent une idée de ce que l'on peut imaginer, et faire jouer.
La centaine de pages qui suit les classes explique comment jouer et faire vivre l'univers. Avec tout plein de tables aléatoires, de principes, de lignes directrices, de conseils...

Bon. Ça ne me l'a pas fait.
Pour deux raisons. 

La première raison c'est le style et le niveau de langage. J'ai découvert Into the Odd avec la VF, sans soucis donc. Par contre, là... Chris McDowall a un style très particulier. Tellement particulier que je peine énormément à lire sa prose, mon niveau d'anglais n'étant pas à la hauteur semble-t-il. 

La seconde raison c'est que l'univers d'Electric Bastionland est trop bizarre. Beaucoup trop pour moi. J'adore les mélanges, certes, mais j'adore les mélanges d'éléments identifiables et reconnaissables. Dans Into the Odd — dans la VF du moins — j'aime les atours XVIIIe et XIXe siècles du jeu : ça m'évoque des choses, des choses que je peux mettre dans une partie de JdR. Grâce aux illustrations de couverture de Maxime Plasse essentiellement. Dans Electric Bastionland, rien de tel : l'univers ne m'évoque rien. Tout est super étrange. À un point tel que ça ne me parle plus trop.

Cette étrangeté, Electric Bastionland la doit en grande partie aux illustrations d'Alec Sorensen qui a illustré l'intégralité de l'ouvrage, avec, entre autres, une illustration pour chacune des 100 "classes" de personnage. Des illustrations super efficaces pour suggérer l'univers d'Electric Bastionland mais totalement débandantes pour donner envie d'y jouer, pour ma pomme.
Cependant, à défaut de me donner envie de faire du JdR, c'est très beau. Franchement. Electric Bastionland est un très bel ouvrage et, rien que pour ça, je ne regrette pas mon acquisition

Illustration de Alec Sorensen.

samedi 11 juillet 2020

J'ai oublié de vous parler de l'Artbook de Florence Magnin

Damnation.

Florence Magnin que de nombreux rôlistes de ma génération connaissent pour ses contributions à la VF d'Ambre et, surtout, à Rêve de Dragon. Elle a aussi illustré les volumes du Cycle des Princes d'Ambre chez Denoël. C'est pas rien.
Elle a un trait très particulier – on reconnaît de suite sa "patte" – que j'aime beaucoup. Et je regrette de ne pas vous avoir parlé plus tôt de ce foulancement qui, au moment où j'écris ces lignes, est, malheureusement, clos. Forence Magnin a eu des mots assez touchants le concernant. Je la cite:

"Cette souscription va bientôt s'achever, novembre verra la parution du artbook que vous avez soutenu pendant quatre semaines et trois jours…

Si je ne me suis pas manifestée pendant ce temps, c'est que ma place n'était pas sur scène. C'est vous qui aviez le premier rôle, mais en coulisse, à vous regarder, j'ai vécu un moment unique dont je garderai toujours le souvenir.

Tout travail artistique demande une reconnaissance dont il n'est pas facile de mesurer la portée et dont l'absence est terrible. Ces dernières années, j’ai craint qu'il ne me faille oublier mes projets et me résigner à quitter ce métier, ma passion, où il me restait tant à faire… Votre participation, votre soutien, m'ont redonné confiance. Chaque jour, j'ai couru comme une enfant le matin de Noël et mes cadeaux étaient là… Sachez que chaque encouragement, chaque mot a été lu et m'a soutenue, soulevée, émue plus que je ne saurais dire.

Aujourd'hui que cette période s'achève, « merci » paraît faible. Non seulement ce livre qui retrace 40 ans de carrière, si longtemps espéré, jamais réalisé, va l'être grâce à vous, mais il permettra à d'autres projets de naître qu'il ne m'aurait pas été permis de faire sans cela. Alors évidemment, quels bonus offrir en échange d'un pareil cadeau ? ! Je peux vous promettre une chose : si nous continuons ensemble, le meilleur de ce que j'ai à donner est encore à venir et se fera pour vous.

Enfin : Merci à Nestiveqnen seul éditeur à avoir cru en ce livre et merci, merci à vous tous… Je vous aime." 

Florence Magnin

Ça vous touche vous aussi ? Moi, ça m'a un peu ému. Elle est pour moi une des figures des premiers âges du JdR francophone, rien que ça.

Si il est trop tard pour participer, il vous reste l'option boutique... dans quelques mois.

lundi 2 mars 2020

Foulancement: Aquablue

Couverture du tome 3 d'Aquablue. Par Olivier Vatine. 
Au moment où j'écris ces lignes, il y a un foulancement en cours pour un jeu de rôle adapté de la BD Aquablue. Je n'en serai pas, pour tout un tas de raisons, pas forcément en lien avec la qualité du projet d'ailleurs. 
J'ai déjà foulancé plein de trucs auxquels je ne jouerai jamais ces derniers temps. Et, concernant Aquablue, j'aime tellement les premiers tomes de cette BD que je doute de jamais retrouver les mêmes sensations en JdR... Donc je passe mon tour.

D'autant plus que, pour moi, Aquablue c'est Olivier Vatine aux crayons. Le dessinateur des quatre premiers ouvrages. Tandis que le JdR sera illustré par Reno, le dessinateur des derniers opus. Oui, je suis un gros c... nostalgique. 

Je vous parle d'Aquablue car cette BD constitue, selon ma pomme, une excellente source d'inspiration pour les îles ensoleillées du Pacifique de la Terre du Verseau de Falling Sky (mon univers gonzo maison). Extra-terrestres primitifs, faune et flore xénos, magie bleue, humains technophiles, bikinis... Parfait.

À défaut d'agriper mon porte-monnaie, ce foulancement aura eu le bon goût de me redonner envie de me plonger dans cette superbe saga de la BD francophone. 

La Légion en 2212? llustration originale d'Olivier Vatine.