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vendredi 25 juin 2021

Inspiration: Brink [BD]


Sur les bons conseils de Cédric Ferrand, j'ai récemment découvert la BD Brink, par Ian Culbard (au dessin) et Dan Abnett (au scénario). Je vous cite la Bédéthèque:

"À la fin du 21e siècle, ce qui reste de l'humanité vit entassé dans de gigantesques stations spatiales surpeuplées et aux ressources insuffisantes : les « habitats », dans lesquels DSH œuvre d'arrache-pied pour éviter que ces milieux sous pression basculent dans le chaos le plus total. Leur tâche est rendue plus difficile par la montée d'une nouvelle secte religieuse qui croit que l'humanité n'est pas seule dans les profondeurs froides de l'espace et qui entend les promesses murmurées par une horreur cosmique qu'ils appellent le Cœur de Lépreux. Bridget Kurtis, une enquêtrice pragmatique, se retrouve très vite confrontée à une affaire de meurtres et d'aliments trafiqués impliquant la nouvelle secte. Son enquête va mettre à jour un complot qui pourrait être plus insidieux et d'une plus grande portée qu'elle ne l'avait jamais imaginé...."

Mélange de Science-Fiction, d'Horreur et de Polar, Brink s'est révélée une excellente lecture. Le dessin – très ligne claire – et le découpage marchent plutôt bien. Les cases sont un peu touffues et pas toujours très lisibles. Mais la grande qualité de cette BD c'est son univers et, surtout, son récit. Un récit qui constitue une superbe source d'inspiration pour Alastor 66.
Vous avez là un scénario tout prêt pour une enquête de Marshals Coloniaux en orbite de la Lune démoniaque (ou même SUR la Lune démoniaque ceci-dit...). Foncez!

Il s'agit d'un premier tome et, apparemment, il y aura une suite. Je suis joie.

Illustration de Ian Culbard.

samedi 5 décembre 2020

Coup de projo : Double Cross


J'ai découvert un gidéaire adapté à ce dont je vous ai déjà causé ici. Ça m'a été suggéré par Mugen sur Casus NO – merci à lui ! – et ça s'appelle : Double Cross. Un gidéaire japonais pour jouer des Japonais et des Japonaises au Japon. Avec des pouvoirs monstrueux. Mais des pouvoirs japonais ! 

Pour découvrir la bête, c'est par ici

Pour se moquer, c'est par là. Mais, perso, je ne me moquerai pas. Ça me plaît que des jeux dans ce genre existent. 

mercredi 2 décembre 2020

Guerre de monstres au Pays du soleil levant 2

Image animée extraite — je suppose — d'un Dessin Animé Naruto.
Il y a quelques temps de ça, je vous causais mangas. Plus précisément, je vous causais de tous ces mangas où des héro·ïnes entièrement ou pour partie monstrueux·ses luttent contre encore plus monstrueux·ses qu'eux·elles. Ça y est ? Ça vous revient ? Ben y a une suite.
Aujourd'hui, profitant de la liberté retrouvée d'aller claquer des thunes dans les commerces du centre-ville, je suis aller rendre visite à mon dealer de BD préféré. Semi-confiné depuis plus d'un mois, et grave en manque de contact social, j'en ai profité pour tailler une bavette avec le vendeur du rayon mangas (après lui avoir acheté 2 kg de bouquins).

Entre autres choses ("Franchement, la fin de Lastman elle est fade ?"), je lui ai parlé de cette thématique "monstrueuse" et lui ai demandé si nos ami·es nippon·es avaient un nom, une étiquette, pour nommer les mangas mentionnés dans le post suscité, ceux avec les héro·ïnes monstrueux·ses. William — c'est comme ça qu'il s'appelle — a réfléchi deux secondes et m'a répondu que c'était une thématique largement répandue dans la BD japonaise. Que c'était même super mainstream. Et de me citer des poids lourds comme Naruto, Bleach, L'Attaque des Titans, Fairy Tale, Demon Slayer... Et même Dragon Ball ! Il a commencé à faire le tour de ses rayons, surtout ceux avec les plus grosses ventes, égrenant les titres qui jouaient avec ce sujet et a convenu que c'était très très commun dans la BD nippone. Selon lui, c'est le versant japonais du "De grands pouvoirs entraînent de grandes responsabilités" de Spiderman. Qu'un·e héros·oïne a forcément une part sombre, susceptible de prendre le dessus par moments, et qu'il·elle va devoir lutter contre celle-ci autant qu'il·elle doit lutter contre les "vrai·es" monstres de l'histoire. Que la part démoniaque de Naruto et le côté sombre de Luke Skywalker : même combat.

J'ai failli faire un parallèle avec le yin et le yang mais, comme ça sonnait exotisme de pacotille, je me suis retenu.

Ça vous inspire des choses pour vos JdR ? Des personnages (PJ ou PNJ) ? Des scénarios ? Ou, mieux, un jeu de rôle japonisant fondé sur ce sujet ! J'aurais le temps et l'envie, j'aurais pu me pencher dessus mais comme je n'ai ni l'un ni l'autre... Mais je crois vraiment qu'on tient là un filon ludico-imaginaire. 

lundi 23 novembre 2020

[WIP ALASTOR 66] Épisode n°49 : Trans-Alastor (Zone)

Le Trans-Alastor arrive en gare. Artiste inconnu·e.
Alastor 66 est parcourue par un gigantesque réseau ferré, indispensable pour convoyer les hommes, les femmes et le matériel nécessaires à l’exploitation du ravenium. Parmi tous les trains qui parcourent la surface glacée de la Lune démoniaque, il y en a un à nul autre pareil : le Trans-Alastor. Une locomotive nucléaire fait le tour de la Lune démoniaque en tirant des centaines de wagons gigantesques à travers les étendues glacées de l'Inlandsis. Soit le plus grand train de toute la Sphère humaine.

Toute ressemblance avec La Compagnie des glaces et Le Transperceneige ne serait pas totalement fortuite. Mais sauras-tu retrouver les autres références imaginaires, ami·e lecteur·trice ?

D6

6 VOYAGEUR·SES DE 1e CLASSE

1

L’ambassadeur de Tohol avec toute sa cour ; son apparence « démoniaque » l’oblige à rester cloîtré

2

La conceptrice – elle a, en secret et totalement illégalement, « éveillé » l’I.A. du Trans-Alastor

3

Un rentier – décadent et addict aux drogues alastoriennes ; une voix l’invite à rejoindre le « dernier wagon »

4

Une chasseresse de monstres – Ésotéricienne tenace, elle a senti plusieurs présences maléfiques dans le Train

5

Un journaliste terrien– il réalise un reportage sur le « plus long train de la Sphère humaine »

6

Une actionnaire – maîtresse de la Compagnie, elle se constitue un empire ferroviaire à la surface d’A66


D6

6 VOYAGEUR·SES DE 2e CLASSE

1

Une danseuse de cabaret – prostituée à ses heures, elle est tombée amoureuse d’un géologue trop curieux

2

Un pickpocket – il a volé le mauvais objet – une relique alastorienne – à la mauvaise personne ; traqué

3

Une écrivaine elle met à l’écrit ses cauchemars, sans se douter qu’il s’agit de visions de la réalité

4

Un cadre corpo – sa mutation sur A66 est un exil ; il noie sa déchéance dans l’alcool quand il est seul

5

Une détective – elle enquête sur les infidélités du commandant de Train avec une domestique Indigène

6

Un comptable – en réalité un bandit qui repère les richesses des passager·ères en prévision d’une attaque


D6

6 VOYAGEUR·SES DE 3e CLASSE

1

Un colporteur – il vend des talismans, des amulettes, et il a même un « démon » enfermé dans une boîte

2

Une prospectrice – en route vers une concession isolée ; elle est sans nouvelles de ses associé·es sur place

3

Un prostitué – endetté, désespéré ; il a perdu de ses charmes et triche avec un déguisement holo bon marché

4

Une vendeuse de brochettes – ses frères et sœurs chassent « la viande » dans les wagons du fond

5

Des mineurs – en permission ; l’un d’entre eux a réussi à « faire sortir » une grosse pépite de ravenium

6

Une capo – elle prend une part sur tous les petits trafics du Train pour le compte des Yaks de Ravenport


D6

6 EMPLOYÉ·ES DU TRANS-ALASTOR

1

Une contrôleuse – particulièrement sympathique et avenante – et curieuse –, c’est une moucharde du BSI

2

Un mécanicien – énervé : des « rats » s’en prennent aux canalisations ; et son collègue a disparu

3

Une serveuseelle vole les et les cœurs… tout pour pouvoir quitter, un jour, le Train et Alastor 66

4

Un soldat – tendu et attentif : il y a des rumeurs d’une embuscade d’Indigènes ou de brigands sur la voie

5

Une opératrice radiofascinée, elle capte et enregistre des sons étranges sur certaines parties du trajet

6

Un conducteurles formes entraperçues « dehors » et la menace des séracs le stressent plus que nécessaire


D6

6 PASSAGER·ÈRES CLANDESTIN·ES

1

Une gamineMutante, mutique, elle est accompagnée de 9 chat·tes appâté·es par les « rats » du Train

2

Un père désespéré – sa famille meurt de faim : il va tenter de rejoindre les réserves par l’extérieur

3

Une démone – les espoirs et aspirations des occupant·es du Train la transportent : elle s’en nourrit

4

Un évadéblessé, il perd beaucoup de sang ; il hésite entre aller chercher de l’aide ou rester caché

5

Une vagabonde – inquiète : il y a des bruits étranges et des mouvements inquiétants au fond du wagon

6

Un magicien noir – le Trans-Alastor est sa maison, son laboratoire, son terrain de jeu et son pentacle


D6

6 WAGONS & COMPARTIMENTS INTERDITS

1

La premier wagon – une suite au luxe indécent ; son occupant·e y réside à demeure ; mais qui est-ce ?

2

« Nutriments »les resquilleur·ses sont transformé·es en barres énergétiques pour les 3e classe

3

Une prisonquelques délinquant·es et criminel·les attendent leur sort dans des geôles noires et froides

4

Objets perdus – des gens disparaissent dans le train ; leurs valises et effets personnels finissent ici

5

Une morgueles corps gelés de Colons « massacrés par des Indigènes » ; la chose qui les a tués est là

6

Le dernier wagon – murmures, souffles glacés, rires cristallins… et, peut-être, une Porte vers l’Enfer


Bon, vous allez me dire que ce train est super mal-fréquenté et vous aurez raison mais, pour ma défense :

1/ Alastor 66 est un JdR de Science-Fiction horrifique. Je ne vais pas mettre des Bisounours dans chaque compartiment, non ?

2/ C'est du JdR. Les tables sont là pour fournir de la matière à scénario sur le pouce. Donc : le Train est forcément mal-fréquenté et rempli de sales histoires. 😁

dimanche 8 novembre 2020

Guerre de monstres au Pays du soleil levant (bonus)

Illustration de Sun Takeda.
1/ Vous avez lu mon précédent post.
2/ Ça vous a plu ou, à minima, intéressé.
3/ Vous connaissez quelques uns des mangas que j'ai cités.
4/ Vous vous êtes dit : "Ouaaa, c'est vrai que ce serait cool de jouer des humain·es monstrueux·ses luttant contre des monstres encore plus monstrueux qu'eux·elles dans les rues de Tokyo !"
5/ Vous n'avez pas envie d'attendre la sortie pdf/papier de Falling Sky dans 2d4 ans pour ce faire.

Hum... Pour jouer des aventures dans le style de ces mangas, j'ai tout de suite pensé à Over Arms et à Monster of the Week. Et peut-être que FATE pourrait être pas mal aussi.

Guerre de monstres au Pays du soleil levant

Couvertures des tomes n°1, n°2 et n°3 de Chainsaw Man.
Par Tatsuki Fujimoto. 
En temps normal, je suis un gros lecteur de mangas. Mais, depuis quelques temps, je n'ai plus grand chose à me mettre sous la dent. Et ce n'est pas à cause des confinements qui s'enchaînent.
Je suivais de nombreuses séries nippones qui ont fini par s'essouffler : One Punch Man, Vinland Saga, Origin, Golden Kamui... Aussi j'ai lâché l'affaire. J'en ai même revendu certaines, c'est dire mon désintérêt. Et maintenant il n'y a plus grand chose de récent du côté de la BD nippone qui ravive la flamme, hélas. Et comme le paysage n'est guère plus reluisant côté BD franco-belge et comics anglo-saxons, on peut considérer que, bédéistiquement, je m'ennuie.

Bon, pour dire vrai, il y a encore deux, trois séries de mangas que je suis. Je peux même vous donner leurs noms : Jagaaan, Gigant et Chainsaw Man. Mais je dois quand-même vous avouer que je les suis sans passion aucune. Je me suis arrêté au tome 5 de Jagaaan et hésite à continuer, malgré un dessin très correct et des personnages assez attachants. J'ai mis beaucoup de temps à acheter le tome 3 de Chainsaw Man (de Tatsuki Fujimoto, qui avait réalisé auparavant Fire Punch), série qui a pour elle un très chouette dessin — moi, j'adore — et un humour décalé très sympathique. Quant à Gigant, de Hiroya Oku (l'auteur de Gantz), cette série vaut surtout pour le physique titanesque de son héroïne principale et le cynisme terrible propre à l'univers de Hiroya Oku.

Mais, si ces trois séries ne valent pas tripette, pourquoi je vous en parle ?
Parce qu'elles partagent un gros point commun : les héro·ïnes de ces mangas sont des monstres qui luttent contre d'autres monstres, beaucoup plus "méchant·es", au Japon et à notre époque.

Et je pense que l'on tient là tout un sous-genre de la BD contemporaine japonaise car — arrêtez moi si je me trompe — il existe une foultitude d'autres ouvrages qui fonctionnent sur la même thématique : Tokyo Ghoul, One Punch Man par certains côtés, Gleipnir, Moi quand je me réincarne en slime, Kuhime, Black Torch, Tokkô Zero, Jujutsu Kaisen... Pas toujours de la super came mais retenez qu'il y a de la matière et que le sujet semble inspirer les artistes et scénaristes du Pays du soleil levant.

Je vous en parle aussi car les mangas (et animes) constituent une GROSSE référence imaginaire, forcément, pour mon Japon de Rifts et celui de Falling Sky. Et, dans le contexte mi-contemporain mi-futuriste, des mégacités nippones de ces deux settings, des héro·ïnes monstrueux·ses qui luttent contre plus monstrueux·ses qu'eux·elles ça me botte. Pour ces mêmes univers, dans mon blog d'Avant, je vous avais déjà proposé de jouer et faire jouer des Magical Girls, des Super Sentais et des Metal Heroes. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?

Je me demande si nos ami·es nippon·es n'ont pas un nom pour ce sous-genre spécifique...

Couverture du tome n°1 de Jagaaan.
Par Nishida Kensuke.

mardi 20 octobre 2020

"Corpo d'A66" par Yūsuke Murata

Artiste inconnu·e.
Fubuki, une super-héroïne du manga One Punch Man, est l'une des icônes les plus sexy de la BD nippone. Les goûts et les couleurs, hein... Enfin, la concernant, plus les formes que les couleurs. En plus d'être un gros canon à l'encre de Chine, Fubuki m'a, depuis longtemps inspiré, comme personnage corporate dans un JdR. Suffisamment pour que je me sois déjà servi d'elle dans ce sens dans mon blog d'Avant.

Je vais vous fournir, dans les prochains jours, les tables de D6 Atouts, D6 Matos et D6 Passés pour les PJ Corpo d'Alastor 66. Elles ne seront pas illustrées par "le Blizzard infernal" mais une photo du building de Tyrell Corporation, de Blade Runner. Mais, n'étant plus à une midinette près, aujourd'hui c'est Fubuki. Avec son look ordinaire de grosse richarde qui aura/aurait plus sa place dans les salons luxueux des clubs corpos d'Alastor 66 que dans ses souterrains humides ou à la surface gelée.

One Punch Man — et Fubuki donc — est dessiné par Yūsuke Murata mais je doute que l'échantillon proposé soit de lui. C'est un manga très très sympathique — et pas seulement pour les anatomies de certain·es de ses héro·ïnes — aussi n'hésitez pas à jeter plus qu'un coup d'œil aux premiers volumes de la série.

mercredi 23 septembre 2020

D8 rencontres nippones "façon Akira" (pour RIFTS ou FALLING SKY)

Illustration de Katsuhiro Ōtomo.
Yep. 

Les PJ sont en train de parcourir les rues de Néo-Tokyo lorsqu'ils rencontrent...

D8

RENCONTRE

1

Une course d'ados en motos, sous amphétamines

2

Un bouclage de zone par l'armée 

3

Une manifestation anti-gouvernementale qui dégénère

4

Une guerre entre groupes de motards 

5

Des rebelles en fuite, poursuivis par l'armée

6

 Un enfant "cobaye" échappé d'un laboratoire

7

 Un psionique incapable de contrôler ses pouvoirs

8

La procession d'une secte vénérant des "enfants-dieux" 


samedi 5 septembre 2020

[BD] Britannia

Couverture de Britannia. Par Cary Nord.

Cet été, j'ai lu la BD Britannia. Avec plein de monde au portillon: Peter Milligan au scénario, Juan José Ryp au dessin, Jordie Bellaire aux couleurs et Cary Nord aux couvertures. Oui, couvertures au pluriel: comme souvent avec les comics anglo-saxons, cette BD a été publiée en plusieurs tomes. La VF rassemble les différents opus en un seul volume.

Ça raconte les aventures d'un investigateur romain au Ie siècle, sous le règne de l'empereur Néron précisément. Je vous cite Bédéthèque:
    "Choisi par les augures, manipulé par les Dieux, aux ordres de l’empereur : en l’an 65 de notre ère, l’homme n’était pas maître de sa destinée. À l’apogée du règne de Néron, un vétéran des légions romaines est envoyé dans la province de Britannia, aux limites de l’empire, pour enquêter sur des événements morbides et surnaturels. Antonius Axia, le premier des détectives, sera le seul espoir de Rome pour reprendre le contrôle de la frontière la plus sauvage de l’empire, et empêcher les monstres qui se tapissent entre mythes et mystères d’envahir notre réalité."

Qu'en dire... Que ce n'est pas super super.

Le dessin ne m'a pas transcendé, le scénario non plus. Je n'ai pas été emballé par les personnages, caricaturaux, ni par leurs dialogues, sans saveur. L'univers — très lovecraftien par certains côtés, on se croirait dans Cthulhu Invictus — est vraiment sympa mais ça ne suffit pas pour faire une bonne histoire. Et c'est quoi ces runes germaniques dans un titre parlant d'une contrée celtique (à l'époque) ?

Pourquoi je vous en parle si c'est pas terrible ? 

Pour sa couverture qui m'a fait découvrir le travail de Cary Nord.

Parce qu'il y a quand-même quelques bonnes idées à  récupérer : les vestales, la secte, le monstre de fin de niveau, la partie étrusque, l'atmosphère...

Pour le setting : la (Grande) Bretagne sous l'Empire romain, un décor qui me fascine ! Et je serais bien en peine dire pourquoi... La rencontre de mon intérêt pour deux cultures et deux histoires différentes, l'Empire romain d'un côté et la Grande-Bretagne de l'autre ? Peut-être, probablement. Des films comme Centurion ou L'Aigle de la Neuvième Légion fonctionnent parfaitement avec moi. Une BD avec cette thématique ne pouvait que m'interpeller.

J'adore les péplums, horrifiques ou pas, et ce sont des thèmes que j'ai abondamment recyclés dans Rifts (allez voir cette rubrique de mon blog d'Avant) et que je compte bien refourguer dans Falling Sky.


Par Cary Nord (original ici).

samedi 29 août 2020

La (méchante) Petite Sirène

Illustration de Alec Sorensen.

En rédigeant mon article consacré à Electric Bastionland, j'ai découvert, ici, l'illustration d'Alec Sorensen qui ouvre ce post.
En plus de la trouver très belle cette illustration, elle m'a fait penser au Danemark de Rifts. Parce que La Petite Sirène est un conte danois, de Hans Christian Andersen. Parce que des sirènes j'en avais mis un certain nombre dans mon background danois. Et qu'elles avaient l'air aussi fréquentables que celle de l'illustration d'Alec Sorensen. Un exemple ici mais allez fouiller ma rubrique danoise et vous en trouverez d'autres.

Et comme mon background perso pour Rifts je le recycle dans (mon univers bazarpunk maison) Falling Sky, il y a des sirènes dans les eaux danoises de la Terre du Verseau. Des méchantes sirènes, du genre "anthropophage". Elles servent certainement la (très méchante) Sorcière des mers qui leur fournit les philtres leur permettant de se faire passer pour des humaines. Ceci afin d'appâter des mâles innocents (mais luxurieux) dans les eaux froides de la Baltique et de la mer du Nord pour mieux les dévorer ensuite. Et peut-être même que certaines ont la gueule de celle peinte par Alec Sorensen. Allez savoir...

Tiens, ça me rappelle le tome n°1 de la BD Sales Petits Contes, qui rassemblait plusieurs contes d'Andersen illustrés par différents auteur·es francophones. La Petite Sirène y était revue et corrigée par Claire Wendling et, que ce soit au niveau du dessin ou celui de l'écriture, c'était de la très bonne came. Et une bonne inspiration pour mes sirènes danoises. Mais je ne suis pas objectif : j'adore le style de Claire Wendling.

Extrait de Sales Petits Contes. Par Claire Wendling.

samedi 22 août 2020

Mon souci avec les super-slips

Fuck.
Je n'aime pas les super-héro·ïnes. Enfin... Si, d'une certaine façon, je les aime beaucoup. Mais pas forcément comme il·elles auraient voulu être aimé·es...

Pendant ces vacances d'été, j'avais envie de bulles et j'ai lu pas mal de BD. Notamment l'intégrale de Marshal Law (le très bon Kevin O'Neill au dessin et Pat Mills au scénario) et le premier opus de The Boys (Garth Ennis au scénario et plein de monde, moins bon, au dessin). J'avais déjà lu les premiers tomes de Marshal Law ado et je ne connaissais pas (du tout) The Boys. En (re)lisant ces BD, je me suis rendu compte que j'avais un vrai problème avec les super-héro·ïnes : j'aime quand il·elles partent en couilles. Méchamment.

Le fait qu'il·elles se baladent en tenues moulantes avec leur slip par dessus ne me pose aucun souci. Surtout les dames. Je ne trouve pas ça ridicule, ni même sinistre (quoique... des hommes et des femmes en uniformes qui mettent en valeur leur corps hyper-musclé et sexué, vous ne trouvez pas que ça a un petit parfum totalitaire vous ?). Ce sont les histoires qu'il·elles vivent qui me posent problème : elles m'ennuient. Je parle du schéma classique du·de la super-héro·ïne bienveillant·e et droit·e qui lutte contre le Mal (les super-vilain·es, le crime, les nazis, le communisme...) : je trouve ça particulièrement inintéressant. À la rigueur, Peter Parker qui cache à tante May et Mary Jane qu'il est Spiderman ça me fait beaucoup plus bander que son prochain combat contre Octopus ou le Bouffon vert. Ouais gros, je suis comme ça.

Mais — pour vous dire la vérité vraie — ce que j'aime vraiment chez les super-slips c'est quand ils déraillent un peu (beaucoup). Et/ou quand on s’attarde sur les implications de leur présence parmi nous. Bref, aux histoires de justiciers masqués simples supplétifs des Forces de l'ordre, je préfère SpawnDark Knight, Watchmen, Invincible, X-men, Civil War... Et les Marshal Law et The Boys déjà cités. J'aime quand les super-slips sortent du cadre : qu'il·elles vieillissent, dérapent, résistent, sont ostracisé·es, maudit·es, faibles... Quand porter son slip par dessus son collant ne fait plus automatiquement de vous un·e gentil·le défenseur·se de l'Humanité. Là ça devient franchement intéressant !

Ça fait plusieurs décennies que le genre super-héroïque joue avec ses propres codes en faisant régulièrement des super-slips des marginaux et des marginales. Les séries mettant en avant des "supers" qui doutent, qui dévient, qui craignent et qui vrillent se comptent par centaines. Il y a l'embarras du choix. D'ailleurs je me demande si, aujourd'hui en 2020, la plupart des histoires de super-héro·ïnes ne racontent pas, justement, la difficulté d'en être un·e. Car tout le monde sait "de grands pouvoirs amènent de grandes responsabilités" et blablabla.

Mais moi ça me va bien. Car des héros et héroïnes qui seraient à la hauteur de leurs pouvoirs ça serait quand-même un peu ennuyeux, non ? Revenons aux classiques et penchons nous sur la mythologie grecque. Qu'est-ce qui rend Achille, Hélène, Thésée ou Médée si intéressant·es ? Leurs super-pouvoirs ? Non, ce qui les rend si intéressant·es ce sont leurs énormes défauts. Pour faire une bonne histoire de super-slip, il faut un super-slip défectueux : ses pouvoirs sont totalement fonctionnels mais son comportement social et sa stabilité psychologique le sont beaucoup moins !

Couverture d'un exemplaire quelconque de Marshal Law.
Par Kevin O'Neill.

jeudi 20 août 2020

Blue Planet, Dark Moon

Parfois votre imagination fait faire une petite balade, purement mentale, à votre esprit. Parfois cette balade se révèle être une boucle et vous êtes revenu·e à votre point de départ.

Démonstration.

Vous vous rappelez Alastor 55, mon mini-setting pour faire du jeu de rôle dans un environnement S-F sombre, très sombre ? À l'origine d'Alastor 55, il y a la couverture de Casus Belli n°55, par Olivier Vatine. Puisque le principe c'était d'imaginer un mini-JdR à partir d'une des couvertures de ce magazine (chose que j'avais déjà faite avec Station Mérovée).

La couverture de Casus Belli n°55.

De cette couverture, qui m'a inspiré Alastor 55, j'aime surtout le décor S-F : le métal, la soldate et le robot. Je suis beaucoup moins séduit par le machin squelettique dans l'entrée. Et pourtant c'est ce machin squelettique — et plutôt moche — qui m'a fait imaginer un satellite lointain hanté par des "créatures des Ténèbres". Et le postulat de départ, c'était juste ça : une lune avec des "démons". C'est après que j'ai imaginé une population de premiers colons humains lucifériens, adorateurs potentiels de ces "démons". Et, franchement, je ne sais pas comment j'en suis arrivé à cette idée...

L'intérêt principal d'Alastor 55, à mes yeux, c'est le choc né de la rencontre entre cette première vague de colons lucifériens et la seconde vague : les corporations, les mineurs et l'administration des Nations Unies (c-a-d de la Terre). Dans Alastor 55, les joueurs et joueuses interprètent des enquêteurs·trices de l'ONU chargé·es de faire régner l'ordre et la paix sur Alastor 55. Un élément essentiel des scénarios va être leurs interactions avec les Alastorien·nes, les humain·es de la première colonisation. Si ceux·celles-ci sont tou·tes adeptes du Démon, le culte peut prendre de nombreuses formes, des plus civilisées (et socialement acceptables) aux plus horribles et inhumaines. J'aime l'idée d'une rencontre entre deux cultures humaines très différentes dans un monde S-F, deux formes de colonisation que tout oppose : les premiers colons se sont installés pour pratiquer leur religion (profondément chelou) tranquillement, les seconds pour se faire plein de thunes.

Je connais un autre univers S-F qui confronte deux cultures humaines coloniales : Poseidon, le cadre du jeu de rôle Blue Planet. Je vous cite le Grog :

"2199, système Serpentis, planète Poseidon. Un monde frontière... un monde aquatique à 98%... la première colonie à l'extérieur du système solaire. Mais quelle est la motivation qui pousse des dizaines de milliers de personnes à quitter leur bonne vieille Terre, pour tenter l'aventure sur un monde dangereux où tout est encore à construire : la promesse d'une vie nouvelle ? Un écosystème encore intact ? Ou bien la possibilité de devenir riche en exploitant des gisements de xénosilicates : ces minéraux qui détiennent la clé de l'immortalité...

C'est une véritable ruée vers l'or qui se déroule sur cette planète encore vierge il y a quelques années, et où les intérêts des plus grosses corporations sont difficilement contrôlés par le gouvernement colonial de la GEO (Global Ecological Organization). La nécessité de devoir traverser un trou de ver pour pouvoir accéder à ce système solaire, éloigné de plusieurs dizaines d'années lumières, rend la colonie plus isolée que celles de Mars, ou de la Lune. Une planète sans vie intelligente ? Apparemment, tout au moins si on exclut les peuplades natives, issues d'un premier effort de colonisation datant de plus d'un siècle auparavant. Une famine, engendrée par un virus destructeur, avait alors provoqué sur la Terre l'effondrement de l'économie mondiale, causé des millions de victimes, et coupé la nouvelle colonie de tout soutien, et de toute communication. Celle-ci, composée de quelques milliers d'individus d'exception, avait régressé jusqu'au niveau technologique des peuplades du Pacifique au XIXe siècle, mais avait survécu et prospéré.

Avec le temps, ces natifs en vinrent à ne plus rien espérer de la Terre, et ont fait de Poséidon leur planète... Avec le recontact, puis la découverte des précieuses ressources par des chercheurs, l'arrivée massive d'immigrants n'est pas sans provoquer des frictions : les mouvements terroristes se multiplient alors que les corporations vont jusqu'à exproprier ceux qui sont parfois considérés comme des sauvages, pour pouvoir exploiter les précieux xénosilicates. La GEO essaie de protéger l'environnement et les natifs, tout en contrôlant le développement industriel de la planète. Et cependant, son existence en tant que gouvernement mondial est remise en cause par de nombreux intérêts qui souhaiteraient que l'ONU soit réinstituée. Un orage gronde sur Poséidon, et il se pourrait qu'il éclate bientôt."

J'ai la première édition de ce jeu sur mes étagères et c'est un univers que j'aime beaucoup. Je l'aime pour deux raisons. La première c'est son cadre : la mer, le soleil, les cocotiers (extra-terrestres, certes), les lagons bleus, les plages de sable fin... Vous je ne sais pas mais moi ça me vend du rêve. La seconde raison c'est que Blue Planet parle, entre autres choses, de la rencontre, peu apaisée, de deux vagues de colonisation différentes. Vous avez d'un côté les premiers colons qui ont adopté le mode de vie "des peuplades du Pacifique au XIXe siècle", suite à un isolement prolongé. Et, de l'autre, vous avez les corporations, les autorités terriennes, les nouveaux pionniers... Et les PJ.

Et j'adore ça. Vraiment. Les conflits entre deux populations humaines dans un univers science-fictionnel m'intéressent beaucoup plus que ceux issus de la rencontre des humain•es avec un peuple extra-terrestre. Et j'ai retrouvé cet aspect dans Alastor 55. D'un côté, vous avez les premiers colons, tous lucifériens convaincus. Et, en face, vous avez les derniers arrivés : les corpos et leurs salarié·es venu·es exploiter les gisements de ravenium d'Alastor 55. La subtilité résidant dans le fait que les premiers colons lucifériens ne sont pas, d'office, malveillants du fait de leur religion ô combien atypique. Si certains sont d'authentiques psychopathes, d'autres sont tout à fait sociables et civilisés. Charge aux PJ de naviguer dans cette culture "différente" sans en avoir forcément les codes...

La Poseidon de Blue Planet me fait énormément penser à la planète Aquablue, de la série du même nom : planète océanique, discours écologiste, mystique xéno mystérieuse, secrets, corpos terriennes avides et violentes, colonisation brutale, résistance indigène... À se demander si les auteur·es de Blue Planet n'ont pas eu les BD d'Olivier Vatine entre les mains avant d'écrire leur jeu (la série a été traduite, en partie, en anglais)... Tiens, Olivier Vatine. C'est marrant, c'est justement lui l'auteur de la couverture du Casus Belli n°55, celle qui m'a inspiré Alastor 55. C'est d'autant plus "marrant" que cette couverture fait référence à... Aquablue ! Tout est lié.

Voilà. C'est ça une boucle imaginaire.

Agents de l'ONU dans les entrailles d'Alastor 55 ?
Par Ciro Tota.

mardi 18 août 2020

Moorcock, Mignola et l'Irlande de FALLING SKY

Corum Jhaelen Irsei. Par Mike Mignola.

Je viens de lire une vieille adaptation — hélas, je n'ai pas trouvé l'année exacte de publication — en BD du premier tome des aventures de Corum Jhaelen Irsei : Le Chevalier des épées, de Michael Moorcock. Avec Mike Baron au scénario et Mike Mignola au dessin. Oui : Mignola ET Moorcock dans le même ouvrage ! Et ça m'a bien plu. Suffisamment pour aller chercher le deuxième tome en boutique, La Reine des épées. Mais pas le troisième, Le Roi des épées, car ce n'est plus Mike Mignola au dessin mais Jill Thompson et je suis beaucoup moins fan de son trait.

J'ai découvert l'œuvre de Moorcock avec les jeux de rôle adaptés de son œuvre : Stormbringer et Hawkmoon. Je suis un gros fan du travail d'édition accompli par feu Oriflam sur ces deux gammes, notamment pour Hawkmoon où il·elles ont transformé une bouse (en VO) en diamant (en VF). Par la suite, j'ai lu la plupart des ouvrages du Cycle d'Elric, desquels je conserve plutôt un bon souvenir. Une histoire emmenée, de sacrés personnages et une écriture chaloupée (voire alcoolisée en fait). Côté "Tragique Millénaire", j'ai essayé de lire le premier tome — il y a longtemps — des aventures de Dorain Hawkmoon mais j'ai lâché l'affaire après quelques dizaines de pages seulement. En vérité, je suis loin d'être toujours enthousiasmé par la plume de Michael Moorcock. Je lui préfère largement ses univers !

Du cycle de Corum, je n'ai lu que le cinquième tome : Le Chêne et le Bélier. Pourquoi lire un cinquième tome sans lire ceux d'avant, me direz-vous ? Et bien j'ai dû me retrouver avec ce cinquième volume entre les mains un peu par hasard (une brocante ?) et je l'ai lu sans prendre la peine, le temps, de lire ses prédécesseurs : je crois que j'ai dû commencé ma lecture juste par curiosité et, pris par le livre, je ne me suis pas arrêté avant la fin. Pourtant Le Chêne et le Bélier n'a rien d'un monument littéraire mais j'étais captivé par l'ambiance pseudo-celtique de l'univers de Corum. Car, en plus des patronymes qui sonnent très gaélique, les conflits entre Vadhaghs, Nhadrags, Mabdens et Fhoi Myores du cycle de Corum ne sont pas sans rappeler ceux entre Tuatha Dé Danann, Fir Bolgs, Milesiens et Formoirés du Lebor Gabála Érenn. Avec la touche rock 'n' roll propre à Michael Moorcock et en tenant compte des spécificités de son Multivers. Notez cependant que la lecture de Le Chêne et le Bélier ne m'a pas amené aux autres ouvrages de la saga...

Quant à Mike Mignola, c'est un bédéaste dont j'apprécie énormément le dessin. Beaucoup plus que ses talents de scénariste, malheureusement, et les aventures de Hellboy m'en touchent une sans vraiment faire bouger l'autre. J'ai l'impression que Hellboy passe son temps à dire des choses très inintéressantes et à balancer des bourre-pifs peu inspirés. Et pourtant, quel univers ! Graphiquement, j'adore le "Mignolaverse". Mais, narrativement, beaucoup moins...

Tout ça pour dire que, malgré certaines réserves sur leurs œuvres respectives, une BD réunissant Michael Moorcock et Mike Mignola avait quelques attraits à mes yeux. Et à raison puisque la BD Le Chevalier des épées est d'une lecture très agréable. Le dessin est beau, clair, même si on ne reconnait pas encore le trait de Mignola tel qu'on le connaît aujourd'hui. L'histoire est assez prenante, plus dans son début qu'en son développement, malheureusement. L'univers est intéressant (même si la touche "celtique" est plus que légère). Après, si vous aimez les œuvres de Moorcock et Mignola, il n'y a pas à chipotter : lisez les BD Le Chevalier des épées et La Reine des épées.

Personnellement, ces deux BD, et l'univers de Corum en général, constituent une chouette inspiration pour l'Irlande de Rifts et de Falling Sky (mon hack de Rifts à moi). Concernant mon Irlande bazarpunk à moi, allez voir la rubrique "irlandaise" de mon blog d'Avant pour en savoir un peu plus. Mes références de base pour une Irlande post-post-apo multi-genres déjantée ce sont, en vrac, les fées, les races mythiques sus-nommées (Tuatha Dé Danann, Fir Bolgs, Milesiens, Formoirés...), le steampunk victorien, les envahisseurs (néo)vikings, les moines celtes missionnaires, les mégalocéros, l'IRA... Que peut apporter Michael Moorcock à tout ce bazar ? Et bien je trouve que les entités et les races mythiques irlandaises pourraient emprunter quelques traits aux entités et aux races mythiques du monde de Corum. Je pense notamment à la magie mêlée de technlogie permettant la communication entre les différents univers, communication physique et mentale. Ça apporterait quelques couleurs "modernes" à un vieux fond mythologique, non ? 

Et, si vous n'êtes pas allergique à l'hypercalorique imaginaire et au méta-contexte, rien ne vous empêche d'imaginer des Vadhaghs et des Nhadrags de retour dans votre Irlande bazarpunk.

La fin d'un monde. Ou la naissance d'un nouveau. 
Par Mike Mignola.